Le Pr Ibrahima Sarr a mené, avec son collègue Mouminy Camara du Cesti, une recherche dédiée aux Premières dames du Sénégal, de Colette Senghor à Marième Faye Sall, en passant par Élisabeth Diouf et Viviane Wade. En revenant sur les traces laissées par ces Premières dames, ils ont surtout insisté sur ce qui a différencié l’épouse de Macky Sall des autres. Si toutes les Premières dames ont marqué les années de présidence de leur époux de par leur personnalité et leurs actions, l’ancien directeur du Cesti estime toutefois qu’un point les réunit : elles ont fasciné ou intrigué le peuple par leur supposé pouvoir d’influence.
Le lancement, le 8 avril dernier, de la Fondation des deux Premières dames a suscité une vive polémique. Comprenez-vous tout ce débat autour de cette initiative ?
Cette polémique est due au fait que, pour certains responsables et militants de Pastef, la mise sur pied d’une fondation des Premières dames est à rebours de la promesse de rupture par rapport au « système » en place depuis l’indépendance. Cela n’est pas l’avis de proches et d’alliés du président de la République, qui estiment que les actions des Premières dames aideront, dans ce contexte difficile, à soulager les populations, d’autant que ces actions ciblent des secteurs importants comme la santé, l’éducation et l’autonomisation des femmes.
Souvent, le débat sur la place de la Première dame au sein de l’appareil d’État soulève des questions qui ne sont en rien liées à sa personne, mais bien à son mode de fonctionnement vis-à-vis du pouvoir, avec notamment l’épineuse question de son influence. Le rôle joué par la Première dame, à travers sa fondation, amène à s’interroger sur son influence politique réelle ou supposée. Ce questionnement sur son influence est important en raison de l’emprise qu’elle pourrait avoir sur des décisions de nature politique.
Il y a aussi un fait qu’il ne faudrait pas occulter : la représentation et l’image de la Première dame ne sont pas des faits autonomes. Elles s’insèrent dans le jeu tactique ou stratégique du président de la République dans la phase de construction ou de reproduction de son hégémonie. Elles révèlent une partie de la nature du pouvoir politique central sénégalais. C’est le cas notamment sous Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall. Puisque nous nous acheminons vers d’âpres batailles politiques pour les prochaines années, peut-être que certains ne voient pas d’un bon œil les gains politiques que les Premières dames pourraient apporter à leur époux.
En effet, les activités menées sous la houlette de la Première dame contribuent toujours à humaniser l’image du chef de l’État. Elles permettent à la Première dame de susciter l’adhésion et l’identification des Sénégalais à son mari.
Cette procédure est-elle nouvelle dans l’espace politique sénégalais ?
Non. Elle remonte loin dans l’histoire. Elle rappelle les opérations de patronage organisées dans les royaumes wolofs par les femmes des ordres supérieurs comme la Lingeer, la Awo et les épouses des princes. Ces dernières, du fait des ressources dont elles disposaient, permettaient au roi d’asseoir son autorité et d’élargir sa clientèle politique. Selon Aminata Diaw, qui a réfléchi sur la question, cela était favorisé par une division sexuelle de l’action et du champ politique. La femme jouait un rôle de médiation dans un système où l’homme, en tant qu’acteur, restait le bénéficiaire absolu.
C’est ce que l’on retrouve avec l’instrumentalisation politique de la Première dame durant la période postcoloniale. Elle a démarré sous Abdou Diouf, dans le cadre de l’idéologie du « sursaut national » bricolée par sa technocratie et basée sur l’enracinement et l’africanité. Dans la démarche du pouvoir dioufien de se distancier de l’héritage senghorien et de combattre ses adversaires politiques les plus influents de l’époque, en l’occurrence Abdoulaye Wade et Cheikh Anta Diop, dont les épouses sont françaises d’origine, l’image d’une Première dame qui « porte le pagne » a été mise à profit. Comme l’ont montré Momar-Coumba Diop et Mamadou Diouf, cette image était en conformité avec l’idéologie du « sursaut national ».
Sous Abdoulaye Wade, à partir de 2000, la Première dame n’a pas exercé une influence prépondérante. Cela est dû au fait que « Góor gi » (Ndlr : Abdoulaye Wade) a été le metteur en scène et l’acteur principal du récit présidentiel, du fait de son charisme et de ses talents dans le domaine de la communication.
Sous Macky Sall, l’image de la Première dame a été exploitée dans la construction de l’hégémonie du pouvoir. C’était plutôt pour valoriser un modèle féminin idéalisé, c’est-à-dire adossé à la tradition. L’image de la Première dame renvoie ici à celle de la femme au foyer, pieuse, soumise et vertueuse. Marième Faye Sall devenait ainsi un modèle à suivre.
Quelle doit être justement la place de la Première dame au sein de l’appareil d’État ?
La Première dame, telle qu’elle se définit de nos jours dans la plupart des pays, notamment en France ou dans certains États africains dont le Sénégal, trouve son origine dans l’expression américaine « First Lady », utilisée pour désigner l’épouse ou la compagne officielle du président des États-Unis. Cette tradition de « First Lady » à l’américaine fait référence à une pratique protocolaire empruntée à la monarchie britannique. Du point de vue de l’histoire de celle-ci, la Première dame renvoie au premier personnage féminin dans l’ordre protocolaire monarchique, pouvant s’apparenter, par exemple, à la mère du souverain ou à la régente.
La Première dame est celle qui est présente dans l’appareil du pouvoir, mais qui ne gouverne pas. À partir de ce statut lié à un contexte monarchique bien particulier, l’expression « Première dame » a connu une évolution pour servir, avec le temps, à désigner de façon générique l’épouse de tout président de la République ou de tout chef de gouvernement dans le cas d’un régime parlementaire.
Au Sénégal, la Première dame n’a pas de statut particulier au plan institutionnel. Elle ne perçoit pas de salaire. Elle ne dispose pas officiellement d’un cabinet au palais présidentiel. Dans le décret portant répartition des services de l’État, il n’y a aucune référence au statut de la Première dame. À défaut de fonction officielle, un rôle officieux lui est attribué. La Première dame a une place dans l’ordre protocolaire. Elle est présente lors des voyages du président de la République à l’étranger et à l’occasion des cérémonies officielles nationales.
Existe-t-il d’autres moyens pour les Premières dames d’être utiles aux populations et à leurs époux sans passer nécessairement par les fondations ?
C’est possible. Par exemple, sous Senghor, la Première dame n’avait pas officiellement de fondation, même si Colette Senghor s’était investie dans des activités caritatives et était également passionnée pour les arts plastiques et l’architecture. En tout cas, dans nos recherches, nous n’avons pas trouvé trace de l’existence d’une fondation de Madame Senghor. Peut-être que, s’inspirant des us et coutumes des IVe et Ve Républiques françaises, Senghor avait imposé à la Première dame la « jurisprudence Tante Yvonne », en référence à la discrétion légendaire de l’épouse du général de Gaulle.
Il est vrai qu’à l’époque, la spectacularisation de l’intimité du politique, ainsi que la communication et le marketing politique n’occupaient pas une place importante dans la vie publique française. Précisons que, chez nous, à cette époque, la prise en charge des populations démunies relevait de la Croix-Rouge et de certains démembrements de l’État.
Outre Colette Senghor, nous pouvons citer Viviane Wade, qui n’a pas attendu l’accession de «Góor gi» au pouvoir pour se lancer dans des activités caritatives. Dès 1977, elle a mené des actions dans ce domaine, dans la banlieue dakaroise. La relance de ses activités de bienfaisance, à partir de 2000, est intervenue dans un contexte différent.
Certains suggèrent même un statut de la Première dame dans son rapport à l’action politique de son époux, président de la République. Êtes-vous de cet avis ?
Je milite pour le statu quo. On n’a pas à créer un statut officiel pour la Première dame. Il n’y a pas de problème lié à la place et au rôle de la Première dame. En outre, au Sénégal, les activités des fondations d’utilité publique, comme celles des Premières dames, sont bien encadrées par la loi.
Dans ce débat, c’est surtout la provenance des ressources de la fondation qui suscite le plus de polémique. Comment faire pour encadrer les sources de financement et éviter les conflits d’intérêts ?
L’origine des ressources des fondations des Premières dames au Sénégal a toujours été entourée d’une chape de plomb. C’est la principale difficulté à laquelle nous étions confrontés dans notre recherche.
C’est le Rapport public 2002 et 2003 de la Cour des comptes, établi dans le cadre des audits commandités par Abdoulaye Wade à son arrivée au pouvoir, qui nous donne des informations précises sur les sources de financement de la « Fondation Élisabeth Diouf « Solidarité & Partage » », dont la traçabilité a pu être établie. Selon la Cour des comptes, qui a passé au peigne fin la gestion de la fondation entre 1992 et 2000, celle-ci a pu mobiliser 2,8 milliards de FCfa pendant la période sous revue, dont 596 millions de FCfa de dépôts en espèces.
En dehors des entreprises du secteur parapublic comme la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), le Port autonome de Dakar (Pad) et la Société nationale des eaux (Sones), le rapport de la Cour des comptes ne donne aucune indication sur les autres donateurs de la fondation. Cela s’explique par le fait que, dans sa mission, la Cour s’était heurtée à une rétention d’informations.
Les informations dont nous disposons sur les sources de financement de la fondation « Agir pour l’Éducation et la Santé » (Aes) de Viviane Wade proviennent de l’ouvrage du journaliste français Vincent Hugeux, « Reines d’Afrique. Le roman vrai des Premières dames ». Si l’on en croit ce dernier, cette fondation a tiré profit non seulement des subventions de l’État qui lui ont été allouées dans le cadre de certains de ses projets, mais aussi du soutien d’entreprises publiques et d’hommes d’affaires locaux. Grâce aux bonnes relations entre la famille Wade et Charles Pasqua, la société d’économie mixte « Coopération 92 » du département des Hauts-de-Seine a également contribué à hauteur d’un million d’euros – près de 656 millions de FCfa – à la construction de l’hôpital de Ninéfecha, selon Hugeux.
En revanche, nous n’avons pas obtenu d’informations sur les ressources financières de la « Fondation Servir le Sénégal ».
Par rapport à votre interrogation sur l’encadrement des sources de financement et les possibilités de conflits d’intérêts, comme je l’ai précisé, le fonctionnement et les activités des fondations sont encadrés par la loi n° 95-11 du 7 avril 1995 instituant la fondation d’utilité publique au Sénégal et son décret d’application n° 95-415 du 15 mai 1995.
Par exemple, l’article 39 de la loi 95-11 dispose : « Le rapport annuel sur les comptes, le budget prévisionnel et les états financiers de la fondation d’utilité publique doivent être adressés à l’autorité administrative compétente, qui sera désignée par décret, dans les trois mois suivant la réunion du Conseil de fondation statuant sur les comptes de l’exercice écoulé ».
En outre, l’article 11 du décret 95-415 précise : « Le ministère des Finances assure la tutelle administrative des fondations reconnues d’utilité publique en vue de la sauvegarde de l’intérêt général et de la légalité ». Enfin, d’après l’article 12 du décret précité, « la tutelle technique de chaque fondation est exercée par le ministère dont elle relève de par son objet et son domaine d’activité ».
De l’indépendance à nos jours, plusieurs Premières dames se sont succédé au Palais. Qui se détache, selon vous, à travers ses actions et son rapport avec les Sénégalais ?
Il est difficile de répondre à cette question. Colette Senghor, Élisabeth Diouf, Viviane Wade et Marième Faye Sall ont incarné, en fonction de leurs origines socioculturelles et de leur personnalité, la fonction de Première dame.
Colette Senghor était en retrait des affaires de l’État. Elle incarnait une forme de retenue, de discrétion. C’était également le cas d’Élisabeth Diouf, connue pour sa discrétion légendaire, reconnue pour sa générosité et sa fidélité constante envers son mari, qu’elle a accompagné dans ses fonctions de Premier ministre et de chef d’État. À travers sa personnalité et ses traits de caractère, Élisabeth Diouf arrivait à compenser les aspérités de l’image d’Abdou Diouf.
Quant à Viviane Wade, en dépit de ses origines françaises, elle se définit comme une « Sénégalaise d’ethnie tubaab » pour mettre en relief son attachement à son pays d’adoption. Enfin, Marième Faye Sall a été une Première dame engagée et bien imprégnée des réalités socioculturelles du Sénégal.
Nous pouvons ainsi noter une évolution générationnelle, et peut-être même culturelle, avec le passage de l’« ancienne école » de Premières dames fortement imbues de la culture occidentale, incarnée par Colette Senghor, Élisabeth Diouf et Viviane Wade, à la « nouvelle », représentée par Marième Faye Sall. Un point réunit toutefois ces Premières dames : elles ont fasciné le peuple. Chacune a laissé une trace dans l’histoire politique du pays.
Vos travaux ont particulièrement mis l’accent sur les rôles et répertoires symboliques de Marième Faye Sall. Pourquoi ce choix porté sur l’épouse du président Macky Sall ?
Il aura fallu attendre plus d’un demi-siècle après l’indépendance pour que notre pays voie s’installer au statut de « First Lady » une Sénégalaise « pure souche », noire de peau et musulmane de confession, avec Marième Faye Sall. Partant de ce constat, Mouminy Camara et moi avons jugé intéressant de nous interroger sur le passage de Premières dames aux origines socioculturelles bourgeoises ou à l’éducation occidentale à une Sénégalaise dont l’identité et l’appartenance religieuse ont comme référent le « modèle islamo-wolof ».
Nous avons repéré une « présentation de soi », c’est-à-dire la manière avec laquelle Marième Faye Sall mettait en scène son statut de Première dame du Sénégal, à travers son comportement et ses actions. Cette mise en scène faisait appel à des répertoires symboliques convoqués à dessein, lui permettant, par ricochet, de dévoiler les nouveaux codes de représentation d’une Première dame au style différent de celui des épouses des trois premiers présidents du Sénégal.
Nous avons noté que Marième Faye Sall ne s’était pas cantonnée au modèle de la « dame patronnesse », se contentant de couper des rubans à l’entrée des maternités ou des hôpitaux. Elle a rempli un « rôle » dans le sens défini par Erving Goffman. Cela nous a conduits à étudier les représentations articulées à une certaine « mise en scène de soi » de Marième Faye Sall, telle qu’elle se donnait à voir aussi bien dans son espace privé intime que dans l’espace public.
Nous avons examiné, sur la base d’un corpus, ces représentations. Marième Faye Sall donnait à lire et à voir aux Sénégalais l’image d’une Première dame au style traditionnel. Précisons qu’elle a fait des études supérieures qu’elle a interrompues au début des années 1990 pour se consacrer à la famille qu’elle venait de fonder avec Macky Sall.
Le choix du modèle traditionnel se justifiait par les rôles et les répertoires symboliques qu’elle entendait développer. À l’époque contemporaine, où l’émancipation de la femme et la parité sont vantées, le choix de Marième Faye Sall d’incarner un modèle traditionnel est à inscrire dans une démarche visant à offrir à l’opinion l’image d’une épouse irréprochable.
C’est la raison pour laquelle, dans sa mise en scène de soi, Marième Faye Sall a incarné le rôle de la ménagère, d’une part, pour amener les Sénégalaises marquées par l’idéal de la femme au foyer à se reconnaître en elle et, d’autre part, pour se faire admirer et aimer par les hommes qui voyaient en elle le prototype de l’épouse idéale.
L’incarnation du modèle traditionnel se retrouvait aussi dans le style vestimentaire de Marième Faye Sall. Elle apparaissait comme l’ambassadrice des codes esthétiques propres à la femme sénégalaise. Elle avait aussi adopté une apparence qui ne permettait pas de la distinguer des autres femmes sénégalaises : un code vestimentaire sans extravagance, loin du tape-à-l’œil, qui dénotait une volonté de ressembler aux Sénégalaises et d’entretenir avec elles des rapports de proximité.
Sous ce rapport, l’image que la Première dame véhiculait dans l’opinion est bien conforme à l’idée que la majorité des Sénégalais se faisait de l’épouse du président de la République. Marième Faye Sall représentait un modèle féminin socialement valorisé, symbolisé par une certaine manière d’être, une élégance dans le port et dans le propos.
En plus d’incarner l’élégance sénégalaise qu’elle mettait en valeur à travers le monde entier, Marième Faye Sall donnait souvent aux Sénégalais l’image d’une femme pieuse. De toutes les épouses des présidents de la République du Sénégal, elle est celle qui a le plus mis en exergue son rapport avec la religion, l’islam notamment, ce qui n’est pas négligeable dans un pays à forte majorité musulmane.
Marième Faye Sall a aussi été une Première dame très politique au service de son époux…
Exactement ! Nous ne nous sommes pas contentés du récit de soi de Marième Faye Sall. À partir de ses rôles et répertoires symboliques, nous nous sommes écartés des versions et récits officiels pour examiner leur conversion, sur le plan de la communication, en capital politique au bénéfice du président Macky Sall, dont l’image s’était beaucoup dégradée à la suite de son revirement sur la durée de son premier mandat, de son acceptation et de sa justification de la transhumance politique, de sa promesse non tenue d’une moralisation de la vie publique et du traitement judiciaire de certains dossiers politiques. Il y a eu aussi l’implication de sa famille et de sa belle-famille dans la gestion de l’État. Certains ont même parlé de « dynastie Faye-Sall ».
C’est pourquoi le régime avait beaucoup misé sur l’image de la Première dame. Marième Faye Sall avait la cote auprès des Sénégalais. Elle bénéficiait d’un capital sympathie, d’une notoriété et d’une visibilité reconvertis en gains politiques. La « Fondation Servir le Sénégal » a ainsi contribué indirectement à donner une certaine visibilité ou lisibilité à l’action politique du chef de l’État.
Lors de la campagne électorale de l’élection présidentielle du 24 février 2019, Marième Faye Sall a joué un rôle décisif. Elle s’était transformée en agent électoral de son mari en mobilisant son réseau clientélaire pour la réélection de Macky Sall dès le premier tour du scrutin. Sous couvert des activités de sa fondation, Marième Faye Sall a pu obtenir l’appui d’influents leaders d’opinion tels que les imams, les notables et les délégués de quartier.
Pour la première fois, depuis mars 2024, le Palais abrite deux Premières dames. Comment entrevoyez-vous leurs actions sur le terrain ?
Les activités de la Fondation nationale Sénégal Solidaire n’ont été lancées que le 8 avril dernier. Cette situation ne permet pas la distance nécessaire à l’analyse scientifique.
Ce que je puis dire, c’est qu’il faut que les Sénégalais n’aient pas le sentiment d’une rivalité ou d’une concurrence entre les Premières dames à travers des actions caritatives. Il faut qu’ils ressentent une véritable complicité entre elles. Après tout, elles œuvrent pour le bien-être des Sénégalais et pour que le nom de leur époux soit écrit en lettres d’or dans les annales de l’histoire de ce pays.
Il faut aussi dire qu’au-delà des moyens matériels et/ou financiers qui seront mis en œuvre, la personnalité de chaque Première dame et sa « présentation de soi » seront déterminantes.
Entretien réalisé par : Abdoulaye DIALLO


