Après deux mandats de Patrice Talon, les électeurs du Bénin sont appelés aux urnes ce dimanche 12 avril pour élire leur nouveau président. Un scrutin sans grand suspense, marqué par la présence de seulement deux candidats : Romuald Wadagni, dauphin du pouvoir, et Paul Hounkpè, opposant modéré.
Favorisé par l’exclusion de la principale force d’opposition, Wadagni mène une campagne active face à un rival discret. Dans ce contexte, l’enjeu principal pourrait être la participation, en baisse ces dernières années, et déterminante pour la légitimité du futur président.
Ce scrutin fait aussi figure de test pour le bilan de Patrice Talon : salué pour une croissance soutenue et des réformes économiques, il est critiqué pour des inégalités persistantes et un durcissement du climat politique.
Enfin, la sécurité s’impose comme un défi majeur, avec la montée des attaques jihadistes dans le nord du pays. Le futur président devra à la fois rassurer sur ce front et apaiser des tensions régionales croissantes.


