La Direction Générale des Élections (DGE) a entamé des missions de benchmarking dans plusieurs pays africains en vue d’accompagner les réformes annoncées du système politique sénégalais. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique enclenchée à la suite du Dialogue national sur le Système politique, tenu du 28 mai au 4 juin 2025.
Des engagements présidentiels à la mise en œuvre
Lors de la cérémonie d’ouverture de ces concertations, le Président de la République avait pris l’engagement solennel de mettre en œuvre l’ensemble des consensus issus des travaux. Ces conclusions, structurées en recommandations thématiques, ont été consignées dans le Rapport général du Dialogue national et officiellement remises au Chef de l’État par le Facilitateur général, accompagné du Rapporteur général et des membres du Directoire.
Dans la foulée, un Comité de rédaction des textes relatifs aux recommandations du Dialogue national sur le Système politique a été institué par arrêté n° 025556 du 21 juillet 2025. Ce comité avait pour mission de traduire les consensus politiques en projets de réformes juridiques et institutionnelles.
Des avant-projets déjà transmis
À l’issue de ses travaux, le Comité a transmis plusieurs avant-projets de textes au Président de la République. Ces réformes envisagées ambitionnent de consacrer des avancées significatives en matière de modernisation de la gouvernance électorale et de consolidation des acquis démocratiques progressivement bâtis par le Sénégal.
L’objectif affiché est de renforcer la transparence, l’efficacité et la crédibilité du processus électoral, tout en adaptant le cadre juridique aux exigences contemporaines.
Des missions d’étude pour s’inspirer des meilleures pratiques
Pour accompagner cette phase décisive, la DGE a lancé des missions de benchmarking dans des pays africains ayant déjà expérimenté certaines des réformes envisagées. Ces déplacements visent à analyser les bonnes pratiques, à évaluer les mécanismes institutionnels adoptés ailleurs et à tirer des enseignements applicables au contexte sénégalais.
Cette démarche comparative traduit la volonté des autorités d’inscrire la réforme dans une perspective pragmatique, fondée sur l’expérience et l’échange avec des administrations électorales du continent.


