Dans le cadre d’une campagne de collette de données sur les pesticides hautement dangereux (HHP), l’ONG pesticides action network (PAN Africa) Sénégal, en collaboration avec ses partenaires a organisé, mercredi 8 aout, une session de formation à l’intention de 8 jeunes sénégalais sur l’application T-MAPP. Un outil technologique efficace dans la collecte de données fiables.
Au Sénégal comme dans beaucoup de pays à travers le monde, les pesticides hautement dangereux sont encore très utilisés surtout dans les activités agricoles. Ce qui n’est pas sans conséquences inquiétantes sur la santé des populations. Selon l’organisation mondiale du commerce (OMS), plus de 400 millions de cas d’intoxication aigue non intentionnels aux pesticides surviennent chaque année dans le monde. Une situation alarmante et préoccupante qui nécessite une prise de conscience individuelle et collective pour l’élimination de ces produits toxiques, très nuisibles à la santé.
C’est dans ce contexte que l’ONG Pesticides action network Africa/ Sénégal, avec l’appui des services du ministère de l’environnement, le centre anti poison de Dakar et d’autres partenaires, initie une campagne de collecte de données sur les pesticides hautement dangereux, responsables d’intoxications et de décès au Sénégal.
Selon Maimouna Diène, coordonnatrice nationale de Pan Africa/ Sénégal, l’objectif de la formation vise à outiller les enquêteurs pour une collecte de données rapides et fiables sur les pesticides, les pratiques agricoles et les intoxications liées aux pesticides. « Ces informations une fois recueillies vont permettre de faire la situation réelle au niveau national et aider les décideurs à la prise de décision » soutient la coordonnatrice de Pan Africa.
Et Maimouna Diène de préciser que les enquêteurs (filles et garçons) ont été sélectionnés sur la base d’un appel à soumission et l’examen de dossier. « Tous les 8 enquêteurs retenus disposent d’un minimum de connaissance dans le domaine de l’environnement et/ou de l’agriculture.
Ibra Gningue, géographe-environnementaliste et Mbène Kandji communicante, spécialiste du digital font partie des enquêteurs. Ils saluent l’initiative et soutiennent qu’il s’agit d’une plus -value dans leur vie professionnelle. « Nous allons nous approprier l’application T-MAPP pour réaliser le travail demandé » ont-ils dit. Ainsi, pendant 3 mois (septembre à novembre) ils vont enquêter 900 agriculteurs dans les zones cibles : la zone cotonnière du Sénégal oriental, la zone des niayes et la vallée du fleuve Sénégal. Des localités où l’on utilise le plus les pesticides hautement dangereux dans les activités agricoles.
Cette session de formation sur l’utilisation de l’outil T-MAPP s’inscrit dans le cadre du projet « identifier, prioriser les pesticides extrêmement dangereux, responsables d’intoxication et de décès au Sénégal pour permettre un meilleur suivi, une prévention efficace et une meilleure prise de décision nationale et régionale sur les pesticides.
Pape Coly NGOME


