Le Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives (FDCUIC) a remis mardi à Saint-Louis les subventions destinées aux bénéficiaires de son appel à projets 2026. Sur les 64 millions de FCFA mobilisés pour la zone Nord, Saint-Louis bénéficie de 33 millions pour financer 18 projets culturels.
Le financement intervient à l’issue de l’appel à projets 2026 du FDCUIC, dont les résultats ont été validés par le Conseil d’administration le 20 août dernier. Au total, 855 projets ont été soumis, dont 754 déclarés éligibles après vérification. À l’issue de l’évaluation, 244 projets ont été retenus pour une enveloppe de 555 millions de FCFA. A ce montant s’ajoutent 15 millions de FCFA consacrés à la mobilité artistique, portant à 570 millions de FCFA le montant global mobilisé cette année en faveur des cultures urbaines et des industries créatives. Pour la zone Nord, qui regroupe Saint-Louis, Louga et Matam, l’enveloppe s’élève à 64 millions de FCFA.
« Cette année, il y a eu une enveloppe de 64 millions accordée aux projets et initiatives culturelles des régions de Saint-Louis, Matam et Louga, comparée à l’année passée. On peut dire qu’il y a quand même quatre millions de plus », a indiqué Jean Paul Silmang Ndiaye, directeur des projets, de la coordination et du suivi-évaluation du FDCUIC. Selon lui, le Fonds met notamment l’accent sur le renforcement des capacités, la formation et l’émergence de nouveaux talents. « Il faudrait que les activités et les actions qui sont posées dans le domaine des cultures urbaines et des industries créatives puissent être génératrices de retombées », a-t-il souligné.
Pour Pape Ibrahima Faye, adjoint au maire de Saint-Louis chargé des affaires culturelles et fiscales, cette dotation témoigne du dynamisme culturel de la ville. Il rappelle que Saint-Louis dispose de plusieurs distinctions patrimoniales de l’Unesco, ce qui contribue à son attractivité culturelle et touristique. L’élu invite les bénéficiaires à utiliser ces ressources pour développer de véritables entreprises culturelles. « Les acteurs culturels doivent saisir cette opportunité pour développer des entreprises culturelles, avoir des économies, développer des bénéfices et augmenter la fréquentation des zones », a-t-il déclaré.
La directrice du Centre culturel régional de Saint-Louis, Sira Ba, s’est, elle aussi, félicitée de l’accompagnement des acteurs en dehors de Dakar. « Les talents ne sont pas seulement à Dakar, mais sont éparpillés aussi dans les territoires », a-t-elle rappelé. Elle encourage les bénéficiaires à faire bon usage des financements et assure aux porteurs de projets non retenus que « la porte n’est pas fermée », les invitant à mieux se rapprocher du FDCUIC pour améliorer leurs prochaines candidatures.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


