En marge de la célébration de la Journée mondiale contre la rage à Saint-Louis, les autorités sanitaires et vétérinaires, accompagnées de la FAO, ont visité le laboratoire régional de l’élevage pour constater l’état d’avancement des travaux. L’infrastructure est aujourd’hui en phase terminale et doit contribuer à rapprocher le diagnostic vétérinaire des zones de production.
Après le lancement de la Journée mondiale contre la rage à Nouveau-Saint-Louis, une délégation composée notamment des services de l’élevage et de la FAO s’est rendue au laboratoire régional de l’élevage. Cette visite avait pour objectif de faire le point sur l’évolution des travaux de cette infrastructure appelée à renforcer le dispositif de surveillance et de diagnostic des maladies animales dans le Nord. Selon la docteure Adjaratou Diokou Ndiaye, Secrétaire permanent du Haut conseil de la sécurité sanitaire One Health, « les travaux ont très bien avancé ». Elle a souligné l’importance de ce laboratoire dans la territorialisation du système d’alerte et de prévention multisectorielle. Une fois fonctionnel, il devrait notamment permettre de réduire le recours systématique aux structures centrales de Dakar.

La Coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et Représentante de la FAO au Sénégal, Bintia Stephen-Tchicaya, a indiqué que « les travaux sont en phase terminale ». L’équipement est déjà installé et quelques travaux de finition restent à effectuer, notamment au niveau des portes et des toilettes destinées au personnel. Le coût des équipements est estimé à environ 300 000 dollars, tandis que la construction représente à ce jour près de 150 000 dollars, selon la représentante de la FAO. Des infrastructures similaires sont également en cours de finalisation à Thiès et Kaolack. L’enjeu est surtout de réduire les délais liés au transport des prélèvements vers Dakar.

« L’idée vraiment, c’est de raccourcir les distances lorsque les échantillonnages arrivent pour qu’ils puissent être traités ici », a expliqué Bintia Stephen-Tchicaya. Le dispositif doit également limiter les risques liés au transport et à la biosécurité. Pour le docteur Alpha Amadou Diallo, de la FAO au Sénégal, ces structures régionales sont appelées à servir de relais au laboratoire national vétérinaire de Dakar. « Ce sont des laboratoires régionaux de contrôle et d’analyse vétérinaire », a-t-il précisé. La FAO souligne toutefois que la durabilité du laboratoire dépendra du recrutement et de la formation de personnels dédiés, ainsi que de la disponibilité des réactifs et d’un financement national permettant d’assurer son fonctionnement dans la durée.
Jeanne SAGNA (correspondante)


