Le projet d’établissement 2026-2030 mise sur un vaste programme de modernisation du plateau technique. Les investissements concernent notamment la cardiologie, la psychiatrie, l’ORL (oto-rhino-laryngologie), la pharmacie, la biologie moléculaire, la neurologie et la neurochirurgie, la radiologie, l’imagerie ainsi que les laboratoires.
Engagé depuis plusieurs années dans une démarche qualité, le Centre hospitalier national universitaire de Fann avait lancé, bien avant la pandémie de Covid-19, un vaste programme de formation destiné à l’ensemble de ses services. L’objectif était d’ancrer durablement la culture de la qualité dans les pratiques hospitalières. Cette dynamique est aujourd’hui soutenue par l’accompagnement de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).
Pour le professeur Omar Kane, du service des urgences, les priorités sont claires : élargir l’offre de soins d’urgence et renforcer les capacités de prise en charge. La construction de nouvelles infrastructures, explique-t-il, permettra de raccourcir le parcours du patient, de fluidifier la chaîne d’accueil et d’améliorer l’humanisation des soins.
« Cela nous évitera d’aller solliciter les autres services lorsque les urgences sont saturées », souligne-t-il.
Le professeur Ska Ba Diop plaide, pour sa part, en faveur d’un vaste programme de renouvellement des équipements lourds, comprenant notamment les IRM (imagerie par résonance magnétique), les scanners, les respirateurs et les blocs opératoires, ainsi que l’informatisation du dossier médical.
À terme, ces investissements devraient renforcer la traçabilité des soins et favoriser le développement de la télémédecine et de l’e-santé.
Djiby NDIAYE


