La residence de l’ambassadeur du Canada a accueilli, ce mercredi 03 décembre 2025, un débat littéraire avec pour essence la littérature comme levier de transformation sociale. Cette activité entre dans le cadre de la campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.
Les discussions ont tourné autour du rôle de la littérature dans la sensibilisation et la lutte contre les violences faites aux femmes dans le contexte sénégalais. Le roman Mauvaise Pente de Amina Seck, publié en 2017 a servi de modèle. « C’est un énorme plaisir que mon ouvrage Mauvaise pente, publié depuis 2017, soit choisi comme base de discussion pour cette rencontre dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre », a magnifié l’auteure et par ailleurs initiatrice du salon du livre féminin de Dakar
Khady Beye Sow, chargée de programme à l’ambassade est revenue sur le choix de l’essence de la littérature dans le cadre de ces 16 jours d’activisme. « Cette année nous avons décidé de parler de la culture, de l’art et la littérature comme levier de transformation sociale. Parce qu’un roman fait ce qu’un rapport ne peut pas faire. Il nous plonge dans les réalités que nous ignorons souvent », explique-t-elle.
Marcel Lebleu, ambassadeur du Canada au Sénégal a abondé dans le même sens soulignant que « les violences touchent une femme sur trois. Donc il est important d’en parler ».
Mauvaise pente, un roman qui peint les réalités sociétales à travers le personnage Alimatou Ly aborde en général les violences physiques et psychologiques faites aux femmes, les pressions sociales et la solitude féminine.
Après un exposé sur certains passages du livre, le public composé de femmes de différentes générations élargit le débat à travers des contributions, commentaires, remarques, critiques et des questions.
Les questions liées à la solidarité féminine, la polygamie, le patriarcat ainsi que les croyances sociétales transmises de génération en génération ont également été abordées lors de ce débat littéraire.
Fatou NDIAYE


