Le Sénégal réaffirme son engagement en faveur d’une justice communautaire forte, accessible et efficace. L’affirmation a été faite lundi, le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, lors de la Conférence internationale 2026 de la Cour de justice de la CEDEAO, tenue à Dakar.
Le Sénégal réitère son attachement pour la promotion d’une justice communautaire forte. « Fidèle à son attachement à l’État de droit, à la protection des droits de l’homme et à la coopération judiciaire régionale, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur d’une justice communautaire forte, accessible et efficace », a indiqué lundi le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, lors Conférence internationale 2026 de la Cour de justice de la CEDEAO, tenue à Dakar.
D’après lui, cet engagement se traduit par son soutien constant à la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ainsi qu’en témoignent parmi tant d’autres collaborations. Il s’agit notamment du récent accueil à Dakar de la deuxième édition du concours de plaidoirie et la présente conférence.
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« Notre pays demeure pleinement disponible pour accompagner la CEDEAO, avec l’ensemble des États et des institutions de la communauté, dans la construction d’une justice communautaire à la hauteur des aspirations de nos peuples et des exigences de notre temps », a-t-il ajouté.
Sur ce, le ministre sénégalais de la Justice lance un appel à l’ensemble des acteurs de la justice communautaire. Il les invite à faire de l’espace régional un endroit où le droit rapproche les peuples et où la justice protège effectivement les droits et libertés.
« Préservons l’indépendance et l’autorité de nos juridictions. Renforçons le dialogue entre les juges nationaux et communautaires. Et faisons des innovations technologiques, notamment l’intelligence artificielle, un levier au service d’une justice plus efficace et plus proche du citoyen », a-t-il plaidé.
Faire de l’intégration régionale « une réalité concrète »
Car, pour le ministre, c’est à cette condition que l’intégration régionale cessera d’être un projet institutionnel pour devenir, pour les peuples, « une réalité concrète » de justice, de protection et de confiance.
En réalité, selon Me Moussa Diop, l’intégration régionale ne saurait se limiter à la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux. Elle suppose un espace juridique cohérent, des institutions fortes et une justice accessible. La Cour de justice de la CEDEAO occupe une place essentielle dans la consolidation de la démocratie, de l’État de droit et dans l’harmonisation de l’espace régional.
« Le dialogue entre juridictions nationales et communautaires doit être constamment renforcé, afin de favoriser une interprétation cohérente et une application effective du droit communautaire. L’effectivité des décisions de la Cour et la coopération entre les juridictions constituent des conditions essentielles de crédibilité de l’intégration régionale », a préconisé le ministre.
Approfondir l’intégration, estime Me Moussa Diop, c’est consolider un espace de droit dans lequel les citoyens peuvent avoir confiance ; un espace où la justice rapproche les peuples et où les institutions communautaires demeurent au service de leur aspiration à la paix, à la stabilité, au développement et à la prospérité.
Mariama DIEME

