Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a signé ce jeudi le décret n° 2026-1112 portant réforme du système d’évaluation à la fin du cycle élémentaire. Le texte acte la création d’un certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) unique et met fin au concours d’entrée en classe de Sixième.
Selon le décret, le Cfee devient désormais le diplôme de référence sanctionnant la fin du cycle élémentaire. Il est organisé chaque année en deux sessions, une session normale et une session de remplacement, avec des options « Français » et « Franco-arabe », auxquelles pourront s’ajouter d’autres filières selon les besoins du système éducatif.
La réforme supprime ainsi le dispositif de sélection des élèves à l’entrée en classe de Sixième, longtemps critiqué pour son caractère limitatif et sélectif. Le rapport de présentation souligne la volonté de garantir une transition « fluide » entre l’élémentaire et le moyen, en conformité avec la loi d’orientation de l’éducation nationale et les engagements liés à l’Objectif de développement durable 4 (ODD 4) sur l’éducation inclusive.
Le texte précise également que les candidats au Cfee incluent les élèves régulièrement inscrits en classe de CM2 ainsi que les candidats individuels, sous conditions définies par le ministère chargé de l’Éducation nationale. Les épreuves porteront sur le programme de l’étape 3 du cycle élémentaire et comprendront des évaluations écrites ainsi qu’une épreuve d’éducation physique et sportive.
La sécurisation du processus d’examen sera assurée conjointement par les ministères en charge des Forces armées, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en coordination avec le ministère de l’Éducation nationale.
Autre innovation majeure : l’Inspection générale de l’Éducation et de la Formation sera chargée de la sélection des épreuves, tandis que les modalités d’organisation et d’administration seront fixées par arrêtés ministériels.
Le décret abroge le dispositif de 2013 qui liait le Cfee à un concours d’orientation vers le collège, jugé incompatible avec les objectifs de massification et d’équité du système éducatif.
Avec cette réforme, les autorités entendent aligner le système scolaire sur l’agenda national de transformation « Sénégal 2050 », en renforçant l’accès équitable à l’enseignement moyen.
Salla GUEYE

