La Police nationale a annoncé, dans un communiqué publié ce 20 mars 2026, le démantèlement d’un réseau spécialisé dans l’escroquerie en ligne à l’électroménager. Deux individus ont été interpellés par le Commissariat d’arrondissement de Zac Mbao et poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, ainsi qu’usurpation de logos d’entreprises privées.
Selon la police, les deux suspects ont été appréhendés à la Cité Médina Zac en possession de cinq téléphones portables, dont deux cryptés. L’un d’eux aurait tenté de se faire passer pour un simple réparateur afin d’échapper aux soupçons. Mais un élément inattendu va rapidement lever le voile sur leurs activités.
En effet, « en plein transfert vers le poste, l’un des téléphones a sonné ». Au bout du fil, une victime réclamait la livraison d’un téléviseur Smart 43 pouces payé 60 000 FCFA, qu’elle n’avait jamais reçu. « Plusieurs appels similaires ont suivi », révélant ainsi l’ampleur de l’arnaque, précise la police.
Les investigations ont permis de mettre au jour un mode opératoire bien rodé. Le principal suspect clonait les visuels et logos de grandes enseignes d’électroménager, y ajoutait son propre numéro de téléphone puis diffusait des annonces attractives sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram et TikTok, avec des prix défiant toute concurrence.
Une fois la confiance du client obtenue, deux scénarios étaient utilisés pour soutirer de l’argent aux victimes. Dans la plupart des cas, les acheteurs étaient invités à effectuer un paiement via Wave ou Orange Money, avant d’être immédiatement bloqués. Dans d’autres situations, « un complice se présentait comme livreur avec le produit ». Dès que le client procédait au transfert d’argent, le livreur disparaissait avec la marchandise, sans effectuer la remise.
Plusieurs victimes ont déjà déposé plainte, tandis que les entreprises dont l’image a été usurpée ont été contactées par les enquêteurs. L’un des suspects est actuellement maintenu en garde à vue, et l’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications de ce réseau de cyber-escrocs.
O.B.N


