La Cour suprême, en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté et la Fondation René Cassin, organise, du 18 au 22 mai, la cinquième session spéciale de formation en droit international. Le thème porte sur : « Justice et État de droit ». La cérémonie d’ouverture a été présidée, lundi 18 mai 2026, par le Premier président de la Cour suprême, Mouhamadou Mansour Mbaye. Il a, dans son discours, rappelé que l’État de droit entretient d’étroites relations avec la justice. « L’État de droit n’a de sens que si son effectivité est garantie par une justice forte, indépendante, impartiale et exerçant pleinement un contrôle juridictionnel efficace », déclare-t-il. Selon lui, pour l’effectivité de la soumission de l’État au droit, il appartient à la justice d’offrir aux citoyens des mécanismes appropriés permettant de sanctionner les manquements et d’assurer la réparation des préjudices.
Pour Me Aly Fall, bâtonnier de l’ordre des avocats du Sénégal, il n’y a pas d’État de droit sans justice. « Quand on dit État de droit, on dit démocratie, on dit liberté, on dit la possibilité de s’exprimer, de s’associer et de préserver ses droits fondamentaux », ajoutant qu’une norme est une règle posée, accessible, simple, mais dont la violation est sanctionnée. « Si la violation n’est plus sanctionnée, elle n’est plus une norme », affirme Me Fall.
Auparavant, la directrice de la Fondation Friedrich Naumann, Alexandra Hedt, est revenue sur l’importance de l’organisation de cette rencontre. L’initiative, d’après elle, se justifie par le constat que les juridictions africaines appliquent peu les normes internationales dans leur corpus juridique interne. « Ce projet vise à relever le défi de l’appropriation du droit international par le renforcement des capacités des membres de la famille judiciaire et la promotion d’un dialogue judiciaire », dit-elle.
Aliou DIOUF


