Face à la survenue de deux cas confirmés de fièvre de la Vallée du Rift, le 1er novembre dernier à Kédougou, la région a élaboré un plan d’action visant à organiser des activités de surveillance et de prévention s’étendant de novembre à décembre 2025. Ledit plan a été présenté hier lors d’un comité régional de gestion des épidémies consacré à la fièvre de la Vallée du Rift.
Parmi les actions retenues figurent l’organisation de missions de supervision bimensuelles dans chaque district pour évaluer les dispositifs, ainsi que des ateliers et des webinaires pour la restitution d’informations et la sensibilisation.
« Un effort particulier est mis sur la participation communautaire, notamment à travers une sensibilisation ciblée auprès des éleveurs, des bouchers et des communautés locales, avec des supports de communication variés (spots audio, capsules vidéo, émissions interactives) pour renforcer la détection et la notification des cas suspects », a révélé dans sa présentation le Dr Ababacar Mbaye, directeur régional de la Santé de Kédougou.
Il s’agira, en clair, d’assurer la coordination stratégique, la détection des cas suspects et de renforcer la participation communautaire dans la réponse à la fièvre de la Vallée du Rift.
À l’ouverture de cette rencontre qu’elle a présidée, convoquée à la suite de la détection de deux cas confirmés dans la région, Mme le gouverneur de Kédougou, Mariama Traoré, a souligné l’urgence de maintenir la vigilance et la réactivité face à cette menace épidémique. Elle a également insisté sur la nécessité de sensibiliser les populations avec des messages factuels afin d’éviter la panique.
« L’objectif principal de cette rencontre est de mutualiser et de coordonner les efforts de tous les acteurs impliqués, afin de contenir efficacement la maladie et de protéger la santé publique. Les échanges tenus visent à aboutir à des décisions opérationnelles et concertées », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, le directeur régional de la Santé est revenu sur la situation épidémiologique de la fièvre de la Vallée du Rift au Sénégal et sur les cas enregistrés dans la région de Kédougou.
« Concernant les deux cas confirmés, celui de Salémata est pratiquement guéri. Pour le cas de Bantaco, malheureusement, nous ne l’avons pas retrouvé sur place, car il s’agit d’une personne étrangère qui a regagné son pays. Mais nous avons pu le contacter par appel vidéo, et il est aussi en bonne santé. Il dit même regretter d’être rentré dans son pays », a rassuré le Dr Ababacar Mbaye.
Amadou DIOP (Correspondant)


