L’ancienne ministre du Pétrole et des Énergies, Aïssatou Sophie Gladima, a comparu ce mercredi 22 juillet devant la Haute Cour de justice dans le cadre de la procédure engagée contre elle pour des faits présumés d’escroquerie portant sur les deniers publics, de blanchiment de capitaux et de complicité.
À l’issue de l’audience, la Haute Cour a ordonné la levée du bracelet électronique que l’ancienne ministre portait depuis plus d’un an dans le cadre de son contrôle judiciaire. Une décision accueillie avec une vive émotion par l’actuelle maire de Joal-Fadiouth, qui a exprimé son soulagement tout en rendant grâce à Dieu et à ceux qui l’ont soutenue durant cette épreuve.
« Aujourd’hui, j’ai un sentiment de joie parce que justice a été dite », a-t-elle déclaré devant la presse. Tout en rappelant que « le seul juge, c’est Dieu », elle a salué la décision rendue par la Haute Cour. « Nous ne pouvons que dire merci pour cette justice qui a été rendue. Je rends grâce à Dieu et je dis merci », a-t-elle ajouté.
Très croyante, Aïssatou Sophie Gladima a tenu à remercier toutes les personnes qui l’ont accompagnée par leurs prières. Elle a notamment cité ses parents, l’Église catholique, le cardinal, les évêques, mais aussi l’ensemble des croyants, musulmans comme chrétiens. « Nous avions tout laissé entre les mains de Dieu », a-t-elle confié.
« C’était un véritable fardeau »
L’ancienne ministre est également revenue sur le bracelet électronique qu’elle portait depuis plus d’un an. Elle n’a pas caché le poids psychologique que représentait cette mesure judiciaire. « Oui, c’était un fardeau », a-t-elle reconnu. « C’était assez lourd. À chaque sortie, j’avais toujours peur que le bracelet se voie. »
Elle souligne toutefois que cette contrainte ne l’a jamais empêchée d’assurer ses différentes responsabilités. « J’ai pu continuer mes activités, faire les allers-retours entre Kaolack et Dakar, poursuivre mes cours à l’université et assurer mon travail à la mairie », a-t-elle expliqué. La décision de la Haute Cour constitue, selon elle, un véritable soulagement. « Maintenant qu’on me l’a retiré, c’est un poids qui est descendu », a-t-elle déclaré.
Interrogée sur les premières nuits passées en détention avant son placement sous contrôle judiciaire avec bracelet électronique, Aïssatou Sophie Gladima a préféré ne pas revenir sur cette période.
Visiblement émue, elle s’est contentée de répondre : « Je préfère qu’on en reparle plus tard, parce que là, je suis vraiment un peu émue. » Si la levée du bracelet électronique marque une étape importante dans cette affaire, la procédure judiciaire se poursuit. L’ancienne ministre reste poursuivie pour des faits présumés d’escroquerie portant sur les deniers publics, de blanchiment de capitaux et de complicité, des accusations sur lesquelles la Haute Cour de justice devra encore se prononcer sur le fond.
C.G. DIOP


