Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a présidé, mercredi 7 octobre 2026, la cérémonie de remise d’un important lot de matériels informatiques et bureautiques acquis dans le cadre du Projet d’Appui à la Justice Civile et Commerciale (JUCICOM). D’une valeur de 136 930 056 francs CFA, cet équipement vise à renforcer les capacités des juridictions civiles et commerciales ainsi que des services techniques du ministère.
Le ministre s’est également félicité du démarrage des études techniques relatives à deux infrastructures majeures du Projet JUCICOM : le Tribunal de Commerce de Dakar et le Centre de Formation Judiciaire. Le cabinet ATTAUB a été recruté pour conduire ces études et préparer le dossier d’appel d’offres. Le coût prévisionnel des travaux est estimé à 12 millions d’euros, soit un peu moins de 8 milliards de francs CFA.
Pour rappel, le projet JUCICOM a fait l’objet de deux conventions de financement distinctes, approuvées par le Conseil d’administration de l’AFD le 4 décembre 2019 et signées le 30 juin 2020, respectivement sur un prêt souverain de 12 millions d’euros et une subvention d’un montant de 8 millions d’euros.
Il a pour objectif de développement de contribuer au bon fonctionnement des institutions judiciaires, afin d’offrir aux justiciables et aux citoyens un service de justice accessible, efficace et efficient. Plus spécifiquement, le projet JUCICOM vise à contribuer au renforcement du pilotage stratégique et opérationnel de la LPSJ, en améliorant la justice civile et commerciale à l’effet de consolider les efforts de sécurisation de l’environnement des affaires.
Le projet comporte trois composantes, à savoir : le renforcement de l’accès au droit et à la justice civile et commerciale, intégrant les actions d’amélioration du cadre et du fonctionnement du TCHC de Dakar et d’accès au droit et aux ressources de la justice civile et commerciale ; l’amélioration de l’efficacité de la justice civile et commerciale, incluant les actions de renforcement de la formation initiale et continue et de l’efficacité opérationnelle des juridictions et services du ministère de la Justice ; et l’optimisation des capacités de pilotage et d’exécution de la politique sectorielle et du JUCICOM, concentrant les actions de renforcement des compétences en matière de coordination et de mise en œuvre de la LPSJ et d’optimisation des conditions d’exécution du projet (UGP, AMO, comitologie).
Arame NDIAYE


