La Jama’atou Ibadou Rahmane exprime sa vive inquiétude face à la recrudescence des crimes violents enregistrés ces derniers temps au Sénégal. Pour étayer ses propos, l’organisation évoque plusieurs crimes, dont la tragédie douloureuse de Ndèye Bigué Sène, tuée le 22 août 2026 à Tivaouane pour des motifs liés à la sorcellerie et au charlatanisme. « Ces crimes perpétrés de sang-froid heurtent les consciences humaines et violent manifestement les valeurs de la société sénégalaise, naturellement pacifique », regrette la Jama’atou Ibadou Rahmane dans un communiqué de presse.
Face à cette situation, l’organisation réaffirme « son rejet absolu » de toute forme de violence et de toute violation du droit inaliénable à la vie. « Nous mettons en garde contre la prolifération d’idéologies obscurantistes et de pratiques exogènes, notamment les homicides liés aux pratiques rituelles, qui constituent une menace directe pour la sécurité publique et la stabilité sociale », mentionne le communiqué.
Pour mettre fin à ce fléau, la Jama’atou Ibadou Rahmane appelle à une application rigoureuse de la loi, à travers l’adoption de sanctions pénales maximales et à l’effet dissuasif requis à l’encontre des auteurs de ces infractions. Mieux, elle demande le renforcement du maillage sécuritaire, la répression du charlatanisme et la conscientisation des populations, notamment à travers une sensibilisation sur les méfaits de ces pratiques au regard de la foi musulmane.
Outre les autorités étatiques, la Jama’atou Ibadou Rahmane demande aux khalifes généraux et aux autres autorités religieuses d’instruire les imams, prédicateurs et ministres du culte afin de consacrer les sermons du vendredi et les offices religieux à la sacralité de la vie humaine, à la répression morale du charlatanisme et des pratiques occultes, ainsi qu’à la promotion des principes de tolérance.
Aliou DIOUF


