Profitant de la « Nuit de l’intégration » régionale, le président du Club CEDEAO de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, Ameth Ndao, a lancé, dans la nuit du samedi au dimanche, un appel fort à la mobilisation des étudiants, qu’il considère comme les principaux artisans d’une Afrique de l’Ouest « plus unie, plus solidaire » et résolument tournée vers l’avenir.
ZIGUINCHOR – La « Nuit de l’intégration » régionale n’a pas seulement été un moment de célébration de la diversité culturelle ouest-africaine. Elle s’est également imposée comme une tribune de réflexion sur l’avenir de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Prenant la parole devant des étudiants issus de plusieurs pays de l’espace communautaire, le président du Club CEDEAO de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), Ameth Ndao, a délivré un discours empreint d’ambition et d’engagement, invitant la jeunesse à devenir le principal moteur du processus d’intégration régionale. Pour lui, cette rencontre dépasse largement le cadre d’une simple activité culturelle. « Cette soirée est avant tout la célébration d’une vision commune, celle d’une Afrique de l’Ouest unie, solidaire et portée par une jeunesse pleinement consciente de son rôle dans l’histoire de notre région », a-t-il déclaré. De l’avis de M. Ndao, la CEDEAO ne saurait être réduite à une institution regroupant des États. « Elle représente d’abord une communauté de peuples qui partagent une histoire, des valeurs communes et un destin à construire ensemble », a-t-il ajouté.
Dans son intervention, Ameth Ndao a insisté sur le fait que l’intégration régionale ne pourra produire les résultats escomptés que si elle est « très bien » portée par les citoyens, en particulier les jeunes. Face aux défis liés à la paix et à la sécurité, aux difficultés économiques, à la mobilité, à l’emploi, à l’innovation ou encore au développement durable, le président du Club CEDEAO de l’UASZ a estimé que la jeunesse doit désormais occuper une place centrale dans les politiques communautaires. « Les jeunes ne doivent plus être considérés comme de simples bénéficiaires des initiatives d’intégration, mais comme une véritable force de proposition, d’innovation et de transformation de notre espace communautaire », a-t-il soutenu. De plus, Ameth Ndao a également mis en avant la responsabilité des universités dans la consolidation de cette ambition régionale.
À ses yeux, les établissements d’enseignement supérieur constituent des espaces privilégiés de formation, de dialogue, de recherche et de construction d’une conscience citoyenne à l’échelle sous-régionale. « Grâce à sa position stratégique et à son ouverture sur la sous-région, l’Université Assane Seck de Ziguinchor doit s’affirmer comme un véritable laboratoire de l’intégration régionale », a-t-il affirmé. Revenant sur les missions du Club CEDEAO/UASZ, Ameth Ndao a expliqué que la structure « œuvre quotidiennement à rapprocher les étudiants des idéaux de la CEDEAO » à travers des activités de sensibilisation, de formation, de débats et de promotion du leadership des jeunes. S’adressant directement à la communauté estudiantine, le président du Club CEDEAO/UASZ a lancé un appel à l’engagement. Pour lui, l’intégration régionale ne doit pas rester un concept réservé aux institutions ou aux diplomates. « Elle commence dans nos universités, dans nos associations, dans nos comportements quotidiens et dans notre capacité à travailler ensemble au-delà des frontières », a-t-il insisté, invitant les étudiants à rejoindre massivement le Club CEDEAO/UASZ afin de participer aux réflexions et aux initiatives en faveur de l’intégration des peuples.
Gaustin Diatta (Correspondant)


