L’ambassadeur de la République d’Allemagne au Sénégal, Kai Baldow, a profité d’une visite effectuée, hier, dans les locaux de la Sspp « Le Soleil », pour réaffirmer sa volonté de renforcer les liens avec la Direction générale.
L’ambassadeur de la République d’Allemagne au Sénégal et en Guinée-Bissau depuis juillet 2025 était, hier, dans les locaux de la Sspp «Le Soleil». Kai Baldow a été reçu par le directeur général, Lamine Niang, entouré de ses collaborateurs. Lors de cette rencontre, les échanges ont surtout porté sur les enjeux et perspectives auxquels font face les médias à l’ère du numérique.
Dans son intervention, le directeur général de la Sspp « Le Soleil », Lamine Niang, a salué la qualité des relations bilatérales, particulièrement en matière de développement, fondées sur des valeurs telles que la démocratie, les libertés publiques et la formation professionnelle.
« Notre rôle est de poursuivre cette dynamique, tout en offrant au public une information rigoureuse et éclairante », a-t-il ajouté. Pour le directeur adjoint des Rédactions, Malick Ciss, le « Soleil » s’est toujours attaché, depuis plus d’un demi-siècle, à jouer pleinement son rôle de service public, en mobilisant ses ressources humaines et techniques.
« Les expériences observées dans les domaines culturel, religieux, économique, politique et diplomatique montrent que certains modèles étrangers peuvent inspirer le Sénégal », a-t-il expliqué. Face aux transformations technologiques, l’ambassadeur de la République d’Allemagne au Sénégal et en Guinée-Bissau a tenu à saluer les efforts du quotidien national « Le Soleil » pour s’adapter.
« Les contenus sont davantage exploités sur le numérique, mais le journal imprimé conserve toute son importance. “Le Soleil” a su évoluer avec son temps pour maintenir la qualité de son produit. Je rends hommage à ce journal. Si nous pouvons contribuer à la formation et apporter des éléments utiles, nous le ferons », a-t-il souligné.
Kai Baldow a également rappelé que les initiatives thématiques de son ambassade s’inscrivent dans une démarche de partage et d’ouverture. L’Allemagne s’investit notamment dans la lutte contre la désinformation, un enjeu majeur pour le journalisme contemporain.
« L’histoire montre que chaque révolution médiatique s’accompagne d’excès avant que des mécanismes de régulation ne s’installent. Au XVIe siècle, après l’invention de l’imprimerie en Allemagne, des pamphlets circulaient massivement, certains véhiculant des discours de haine », a-t-il rappelé.
Il a insisté sur la nécessité de valoriser l’information à une époque où chacun peut, à partir de son téléphone, produire et diffuser du contenu en s’attribuant une certaine légitimité.
Matel BOCOUM

