Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les Médias (CORED) invite les professionnels des médias à faire preuve de « discernement » et de « responsabilité » dans le traitement de l’affaire impliquant Fatou Bintou Gueye. Dans un communiqué publié le 21 juillet 2026, l’organe d’autorégulation rappelle que le droit à l’information ne saurait justifier une atteinte aux droits des tiers.
Il estime notamment que le père de la mise en cause, Mame Makhtar Gueye, ne peut être tenu responsable des actes présumés de sa fille. « Connu dans la lutte contre le trafic de drogue, contre la consommation de drogue, il est légitime que ce père soit mentionné dans la relation des faits. Toutefois, il ne saurait être tenu responsable des actes commis par sa fille qui est majeure », souligne le communiqué.
L’instance rappelle également que le traitement médiatique des affaires judiciaires doit se faire dans le strict respect de la vie privée. Elle met en garde contre les références à l’ascendance des personnes mises en cause, estimant que celles-ci « peuvent alimenter une stigmatisation sociale injustifiée ».
Pour appuyer son rappel, le CORED cite plusieurs dispositions du Code de la presse. L’article 17 dispose que « le journaliste et le technicien des médias doivent respecter la vie privée des personnes », tandis que l’article 18 exige le respect de la dignité humaine et proscrit « toute allusion (…) qui aurait un caractère discriminatoire et/ou stigmatisant ».
À travers cette sortie, le CORED appelle ainsi les médias sénégalais à concilier le devoir d’informer avec les principes d’éthique et de déontologie, afin de préserver les droits des personnes concernées et d’éviter toute stigmatisation des proches dans le traitement des faits judiciaires.
A.N


