La loi d’orientation sur l’autonomisation économique de la femme est en bonne voie. Ce mardi 25 mars 2025, le ministère de la Famille et des Solidarités a procédé à l’installation du comité de pilotage chargé de son élaboration.
Un engagement concret pour l’autonomisation des femmes
Les instructions du Président Bassirou Diomaye Faye, émises lors du Conseil des ministres du 22 mai 2024, en faveur de l’autonomisation économique des femmes, prennent forme. En effet, avec le soutien de la Belgique et de l’Union européenne, le ministère de la Famille et des Solidarités a lancé les travaux visant à élaborer cette loi essentielle.
À cet effet, le comité de pilotage a été officiellement installé en présence de partenaires techniques et financiers ainsi que de plusieurs organisations de femmes. Selon la note conceptuelle, la présidence du comité est assurée par le ministre de la Famille, tandis que le secrétariat général est confié à la Direction de l’autonomisation des femmes. Les ministères sectoriels, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les associations et réseaux de femmes sont également impliqués dans ce processus.
Cadre réglementaire
À terme, cette initiative dotera le Sénégal d’un cadre réglementaire et juridique dédié à l’autonomisation économique des femmes. Comme l’a expliqué Youssouph Djité, directeur de cabinet du ministère de la Famille, cette future loi vise essentiellement à « doter le Sénégal d’un outil juridique et stratégique permettant de coordonner les interventions en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles, d’améliorer leur accès aux opportunités économiques et de soutenir leur pleine participation au développement socioéconomique ».
Harmonie Koutsivitis, représentante de la Délégation de l’Union européenne, a souligné l’importance de cette démarche en déclarant : « Il ne peut y avoir de développement durable sans la pleine participation des femmes à la vie politique et économique. Une législation en faveur de l’autonomisation des femmes est un pilier fondamental pour atteindre les objectifs d’une transformation socioéconomique inclusive et durable. »
Soutien international
L’ambassadrice de Belgique, Hélène De Bock, a exprimé l’engagement de son pays à accompagner ce processus.
L’Agence belge de développement, Enabel, interviendra à trois niveaux, comme l’a précisé Abou El Mahassine Fassi-Fihri, Directeur pays de l’institution. L’agence participera à l’état des lieux, aux consultations visant à élaborer une loi inclusive et à la vulgarisation de la future législation.
Avec cette dynamique, le Sénégal se dirige vers un cadre législatif structurant pour renforcer l’autonomisation économique des femmes, un levier essentiel pour le développement du pays.
Fatou SY


