Le centre hospitalier régional de Tambacounda prend en charge une centaine de malades atteints de maladies du rein. La journée mondiale du rein, célébrée demain, sera une occasion pour sensibiliser les populations sur cette pathologie.
La journée mondiale du rein est célébrée, aujourd’hui, le 13 mars.
Au Sénégal, plusieurs activités sont prévues, notamment dans la région de Louga où la délégation du ministère de la Santé et de l’Action sociale est attendue pour la cérémonie officielle. En prélude à cette journée, nous avons eu un entretien avec le Dr Ronald Epanya Priso, chef du centre d’hémodialyse et de néphrologie de l’hôpital régional de Tambacounda. Il a profité de l’occasion pour faire le point sur cette maladie. Selon lui, une centaine de patients sont reçus en consultations à l’hôpital régional. Parmi eux, trente sont sous dialyse et le reste vient sur rendez-vous étalé entre 3 et 6 mois. Dr Ronald Epanya Priso a rappelé que ces 30 patients sont répartis en deux groupes. Le premier fait des séances de dialyse, les lundi, mercredi et vendredi.
« Les patients du deuxième groupe viennent les mardi, jeudi et samedi. Le dimanche est réservé aux urgences », a-t-il ajouté. Le centre hospitalier régional de Tambacounda reçoit des patients qui viennent aussi de la sous-région. Dr Priso a reconnu que les rendez-vous peuvent être courts ou longs. Tout dépendant de la demande des malades qui, à son avis, sont suivis de façon régulière. « La plupart du temps, les malades, surtout adultes, ne guérissent pas des maladies du rein. C’est pourquoi il est important de stabiliser le malade et de le soulager », a indiqué le chef du centre d’hémodialyse et de néphrologie. Il est revenu sur les difficultés rencontrées dans la prise en charge. Il s’agit, entre autres, de la distance, de l’insuffisance de spécialistes, de la cherté du traitement. D’après Dr Ronald Epanya Priso, la région de Tambacounda compte un seul néphrologue.
« Ainsi les malades doivent-ils parcourir plusieurs kilomètres pour s’y rendre. L’autre problème a trait aux analyses qui peuvent être longues et onéreuses », a regretté le spécialiste qui donne quelques conseils aux malades de Tambacounda. Dans une région où il fait chaud, il faut boire beaucoup d’eau pour éviter de se déshydrater.
Boubacar Agna CAMARA (Correspondant)

