À Fadiouth, le célèbre couscous préparé avec de l’eau de mer, porté par l’association féminine « Mbel Saac », a perdu son outil de production. Ravagée par un incendie le 29 novembre 2025, l’unité de transformation de céréales, acquise grâce à des partenaires italiens et à Slow Food International, a été entièrement détruite. La présidente Anna Ndiaye lance un appel aux autorités et aux bonnes volontés.
À Fadiouth, il y a un couscous dont la notoriété dépasse largement les frontières de l’île. Préparé avec de l’eau de mer, il dispose d’une saveur particulière. Il est commercialisé dans les grandes surfaces et un peu à l’étranger. Ce couscous est produit par l’association « Mbel Saac ». En plus de l’ostréiculture, de la transformation des produits halieutiques, la structure disposait d’une unité de production de céréales.
En 2010, grâce au soutien de la mairie de Joal-Fadiouth-Ngazobil, la présidente de l’association « Mbel Saac » s’est rendue à Turin, en Italie, pour négocier une unité de transformation de céréales au nom de son association. C’était en compagnie du maire ainsi que d’un des adjoints au maire de l’époque. Les deux mairies, rapporte Mme Anna Ndiaye, sont jumelées.
C’était une occasion en or pour l’équipe d’organiser une cérémonie de dégustation de couscous, assaisonné de fruits de mer et d’autres condiments locaux. Une découverte. Un délice. La réaction a été instantanée. Les hôtes ont aimé. Ils ont adoré. Ils ont adapté le couscous, au point d’en commander en grande quantité.
Trois mois plus tard, les partenaires italiens et Slow Food International ont appuyé l’association « Mbel Saac » pour l’achat d’une unité de transformation de céréales locales. Une unité installée à l’entrée de l’île, juste après la Grand-Place. Elle a permis d’augmenter la capacité de production de couscous de l’association « Mbel Saac » et, par conséquent, les revenus de ses membres.
Mais, malheureusement, souligne Mme Anna Ndiaye, à cause d’un court-circuit, l’unité a pris feu, stoppant net l’activité de transformation des céréales de l’association féminine. C’était le 29 novembre 2025.
« Tout est parti en fumée. Le feu a tout calciné. Ça a duré de 11 h à 3 h du matin. Les éléments de la brigade des sapeurs-pompiers n’ont pas pu regagner l’île avec leurs camions. C’est un pont pour piétons qui n’est pas dimensionné pour les véhicules », souligne la présidente Anna Ndiaye.
Elle poursuit : « Nous demandons aux autorités ainsi qu’aux bonnes volontés de nous appuyer pour l’obtention d’une nouvelle unité de transformation des céréales », tient à dire la présidente Anna Ndiaye.
Elle rappelle qu’elles ont commis un huissier pour faire un constat. Il se trouve, soutient-elle, que les installations n’ont pas été assurées.
A. DIOUF


