Le Comité départemental de développement de la nutrition (Cddn) de Saint-Louis a tenu mercredi une réunion d’évaluation des interventions nutritionnelles des six derniers mois et au renforcement de la coordination entre les acteurs.
Présidant la rencontre, l’adjoint au préfet, Abdou Khadre Dieylani Ba, a appelé à une mobilisation collective pour améliorer la prise en charge des populations vulnérables et intégrer davantage la nutrition dans les politiques de développement territorial.
La nutrition demeure un enjeu majeur de santé publique et de développement humain. À Saint-Louis, les autorités administratives et les partenaires entendent renforcer la concertation pour améliorer l’efficacité des interventions et répondre aux besoins des populations. Dans son discours d’ouverture, l’adjoint au préfet a salué l’engagement des acteurs impliqués dans la promotion de la nutrition, notamment les services techniques, les organisations communautaires et les partenaires au développement. « La nutrition constitue un enjeu majeur de santé publique et de développement humain », a rappelé Abdou Khadre Dieylani Ba, soulignant son importance pour la croissance des enfants, la santé des mères, les capacités d’apprentissage et la productivité des populations. Malgré les efforts consentis, des défis persistent, notamment dans la prévention de la malnutrition, la prise en charge des personnes vulnérables et l’accès équitable aux services essentiels. Leur résolution nécessite, selon lui, une mobilisation collective et une meilleure articulation des interventions. La rencontre a permis d’examiner les réalisations des programmes nutritionnels, les contraintes rencontrées et les perspectives d’amélioration. Les discussions ont également porté sur le Plan stratégique multisectoriel de la nutrition (PSMN) 2024-2028, avec l’objectif d’identifier les contributions concrètes des différents secteurs.
La nutrition au cœur du développement territorial
Les représentants d’Helen Keller International, de l’ONG AGORA, du consortium Dëkkandoo/Plan et d’Eau Vie Environnement ont été invités à partager leurs résultats, leurs difficultés et leurs perspectives. « La présente rencontre offre ainsi l’occasion de faire le bilan des interventions menées au cours des six derniers mois, d’apprécier les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées et de formuler des recommandations concrètes pour améliorer l’efficacité de nos actions », a déclaré l’adjoint au préfet. Abdou Khadre Dieylani Ba a également insisté sur la consolidation des cadres territoriaux de concertation, afin de favoriser la complémentarité des interventions et leur appropriation par les collectivités. « Je souhaite également que les travaux permettent de consolider les cadres territoriaux de concertation et de mieux intégrer la nutrition dans les politiques et les plans de développement de nos collectivités territoriales », a-t-il souligné.
Les participants ont été ainsi appelés à formuler des recommandations pour éviter les duplications mieux couvrir les besoins non satisfaits et renforcer la coordination multisectorielle.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


