Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a dirigé, dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet, une grande opération de déploiement sur le terrain des éléments de la police et de la gendarmerie dans quatre sites à Dakar. Près de 850 éléments ont été mobilisés pour neutraliser plusieurs délinquants.
C’est une immersion nocturne qu’a effectuée, dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet, Mouhamadou Makhtar Cissé, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dans les zones sensibles de la capitale. Durant plus de quatre tours d’horloge, l’autorité ministérielle a arpenté le terrain lors d’une vaste opération de patrouille conjointe, mobilisant d’importants effectifs de la police et de la gendarmerie. Près de 850 hommes et femmes des forces de défense et de sécurité ont participé à cette mission de veille et de contrôle. À travers quatre sites stratégiques de Dakar, cette descente inopinée visait à évaluer, en temps réel, l’efficacité du dispositif de sécurisation nocturne. Les sites qui étaient dans le viseur sont Grand Yoff, Gadaye, les Parcelles assainies et la route de l’ancien aéroport.
Dans une ambiance électrique, mais parfaitement maîtrisée, où les forces de sécurité veillaient au grain, cette longue traque contre l’insécurité nocturne marque une volonté ferme de l’État de rassurer les populations et de reprendre le contrôle absolu de l’espace public aux heures de forte vulnérabilité.
À l’issue de l’opération, Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a magnifié l’initiative qui, a-t-il estimé, doit être « pérennisée pour renforcer en permanence la sécurité des personnes et des biens ». Ainsi, il a exhorté les citoyens à collaborer avec les éléments de la police et de la gendarmerie afin qu’ils puissent assurer une sécurité optimale aux populations. À l’en croire, chaque Sénégalais doit se sentir concerné. Sa conviction est que les forces de l’ordre ont besoin de cet esprit de collaboration pour continuer « à exercer cette mission régalienne, au nom de l’État, mais pour le compte de ces populations ». Cependant, M. Cissé a exhorté les forces de sécurité « à plus de promptitude dans leur travail avec plus de rigueur et professionnalisme », rappelant que les contrôles doivent se faire dans le respect strict de la loi et des droits humains. Le ministre est revenu sur les problèmes d’aménagement de notre espace public. Il a pointé du doigt les occupations anarchiques, tout en dénonçant les occupations illégales sur le domaine public maritime.
Ce faisant, il a appelé les forces de sécurité à multiplier les opérations de contrôle, rappelant que « l’aménagement de l’espace constitue une condition de sécurité ». « Si l’espace est mal aménagé, mal occupé, on a des problèmes d’adressage, de circulation dans certains quartiers. Donc cela impacte négativement sur les performances des forces de défense et de sécurité », a expliqué M. Cissé.
Cette sortie, loin d’être une simple visite de courtoisie administrative, s’est révélée être un test grandeur nature pour mesurer la réactivité des troupes et cartographier les réalités de la délinquance nocturne à Dakar. Des artères principales aux recoins les plus enclavés des quatre sites ciblés, chaque halte était l’occasion d’un bilan d’étape rigoureux. Plus d’une centaine de matériels roulants, des drones, des groupes cynophiles ont été mobilisés lors de cette opération de grande envergure.
Le bilan en chiffres
Au total, 213 personnes ont été interpellées, dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet, lors d’une patrouille mixte (police et gendarmerie), dans quatre sites à Dakar. Les 130 l’ont été pour vérification d’identité et les 21 pour ivresse sur la voie publique et manifeste. En plus, 22 personnes ont été arrêtées pour une nécessité d’enquête approfondie, 16 autres pour vagabondage, 5 pour détention de produits cellulosiques, 2 pour détention d’armes blanches et autant pour détention et usage de chanvre indien ainsi que 3 personnes pour détention et usage de drogue Kush.
Bada MBATHIE

