Dans le cadre de la prise en charge des douleurs neuropathiques, le laboratoire Exphar Sénégal a organisé, lundi dernier, un atelier de formation à l’intention du regroupement des pharmaciens de la région de Diourbel à Touba. L’objectif était de permettre aux pharmaciens de mieux identifier les différents types de douleurs et d’orienter les patients vers une consultation spécialisée lorsque cela s’avère nécessaire.
Selon Saturnin Ndouye, manager d’Exphar Sénégal, les douleurs neuropathiques sont devenues fréquentes au Sénégal. Elles constituent même l’un des principaux motifs de consultation en pharmacie. D’où la nécessité, selon lui, de renforcer les capacités des pharmaciens à travers cette formation post-universitaire.
Au cours de sa présentation, le neurologue au Centre hospitalier national Matlaboul Fawzayni de Touba, Dr El Hadji Mbengue, a expliqué que les douleurs neuropathiques résultent d’un dysfonctionnement du système nerveux. « Il s’agit d’une lésion touchant le système nerveux, qu’il soit central ou périphérique », a-t-il précisé.
Poursuivant son exposé, le spécialiste a rappelé que ces douleurs figurent parmi les principaux motifs de consultation en neurologie générale. « C’est un motif très fréquent de consultation », a-t-il indiqué. Il a notamment cité les douleurs de type sciatique ainsi que celles liées à certaines pathologies de la colonne vertébrale. Selon lui, ces douleurs peuvent également être la conséquence de séquelles d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Du côté des pharmaciens, cette initiative a été saluée. Le président du regroupement des pharmaciens de la région de Diourbel, Dr Adiouma Diouf, a souligné que cette formation s’inscrit dans le cadre du programme de leur commission scientifique chargée des études post-universitaires.
« Cette formation nous a permis de mieux nous outiller afin d’orienter efficacement les patients souffrant de douleurs neuropathiques vers les spécialistes compétents », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Aujourd’hui, les pharmaciens sont très proches des populations. Les patients se rendent souvent d’abord à la pharmacie avant de consulter à l’hôpital. Il est donc essentiel que les pharmaciens soient suffisamment formés, informés et outillés pour assurer une bonne orientation. »
Birane Diop, correspondant


