Le dernier recensement des « daaras » au Sénégal remonte à 1913. Recevant des responsables d’associations et de mouvements de « « daaras », Pr. Djim Ousmane Dramé, Délégué général aux affaires religieuses (Degar), a plaidé pour une meilleure connaissance de ces établissements et leur accompagnement par l’État.
Le Sénégal doit disposer d’une cartographie actualisée de ses « daaras » et lieux de culte. C’est l’un des constats ressortis de la rencontre entre la Délégation générale aux Affaires religieuses (Degar) et des représentants d’associations de maîtres coraniques.
Pour le Pr. Djim Ousmane Dramé, délégué général aux Affaires religieuses, cette démarche est nécessaire pour mieux connaître les réalités du secteur et apporter des réponses adaptées aux difficultés rencontrées par les « daaras ».
« Depuis un siècle, le Sénégal n’a pas réalisé la cartographie des daaras », a relevé le délégué général. Selon lui, le dernier travail de ce genre remonte à 1913, avec le rapport de Paul Marty. Une nouvelle cartographie permettrait ainsi de disposer de données actualisées sur les établissements coraniques répartis à travers le pays. Il devrait en être ainsi, dit-il, pour les lieux de culte et les événements religieux.
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Cette démarche s’inscrit dans les mesures envisagées autour des « daaras », notamment les Assises nationales et leur recensement. Le Pr. Dramé a fait état d’environ 20 000 « daaras » recensés, en se référant aux chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation.
Au-delà des statistiques, le délégué général a insisté sur la place du « daara » dans la société sénégalaise. « Le daara enseigne, éduque, forme, moralise, socialise et humanise », a-t-il déclaré, rappelant que cette institution existe au Sénégal depuis pratiquement mille ans.
À ses yeux, les « Serigne Daara », qui ont contribué au développement du pays, doivent être associés aux réflexions sur l’enseignement religieux et l’éducation. Le manque de moyens constitue, selon le Pr. Dramé, l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontés les « daaras ».
« Soutenir les daaras, c’est assurer une sécurité sociale au Sénégal », a-t-il affirmé, en insistant sur leur rôle dans l’éducation et la socialisation des apprenants. Représentant la Fédération nationale des écoles coraniques, Mansour Samb a indiqué que sa structure est présente dans les 557 communes du Sénégal.
Hadja Diaw GAYE


