En visite à Ndiassane en prélude à la 143e édition du Gamou, le directeur général de la Sspp « Le Soleil », Lamine Niang, a été reçu par le Khalife général, Cheikh Bou Sidi Mokhtar Kounta, hier dimanche 30 août. Une occasion pour présenter le magazine dédié à l’évènement, sous le signe de la spiritualité, de la gratitude et de la valorisation du patrimoine religieux et culturel sénégalais.
TIVAOUANE – Une délégation de la Société sénégalaise de presse et de publications (Sspp) éditrice du quotidien national « Le Soleil » a effectué, hier dimanche, sa ziarra auprès du Khalife général, Cheikh Bou Sidi Mokhtar Kounta, en prélude au Gamou de Ndiassane célébrant le baptême du Prophète Muhammad (Psl), prévu demain. Une occasion pour présenter au guide religieux le magazine spécial en couleurs consacré à l’évènement. Au nom du Khalife, le porte-parole, Serigne Khalifa Kounta, s’est réjoui du professionnalisme du quotidien national « Le Soleil ». Selon lui, à travers cette publication dédiée, la Sspp « Le Soleil » est en train d’accompagner les familles religieuses et particulièrement la cité de Mame Bou Kounta dans sa visibilité, mais aussi dans la conservation du legs des anciens. Il s’est réjoui de l’innovation apportée par « Le Soleil » à travers sa version digitale qui permet de partager cet héritage spirituel via le numérique.
Serigne Khalifa Kounta a salué la contribution de la Sspp « Le Soleil » à travers une couverture complète du Gamou de Ndiassane par l’ensemble de ses supports. Au sortir de la rencontre, le directeur général de la Sspp « Le Soleil », Lamine Niang, a exprimé sa « fierté » et sa « gratitude » à l’endroit du Khalife, notamment pour les prières formulées à l’endroit de sa personne, de ses collaborateurs et du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette visite avait également une dimension éditoriale. Comme lors de la précédente édition, « Le Soleil » a consacré un magazine spécial au Gamou de Ndiassane. Une publication qui ambitionne de conserver et de transmettre la mémoire de cette grande manifestation religieuse, tout en mettant en lumière l’histoire, les figures et le patrimoine de la cité. Vulgariser les enseignements religieux Pour le directeur général, cette initiative dépasse largement la seule logique commerciale. Elle relève d’une véritable mission de service public. « Il s’agit d’aller au-delà de ce que nous pouvons gagner et de nous demander ce que nous apportons réellement à la population et au public », a-t-il expliqué. Les grandes familles religieuses et les événements qu’elles organisent constituent, selon lui, des « socles » et des « piliers » de la nation sénégalaise.
À ce titre, leur histoire et leurs enseignements doivent être documentés, conservés et transmis aux générations futures. Le magazine de 36 pages entend précisément contribuer à cette mission. Il revient sur la place de la cité religieuse, ses grandes figures et ses dignitaires, tout en mettant en évidence son rôle de carrefour et de lieu de brassage culturel. L’objectif est également de participer à une meilleure vulgarisation de l’œuvre et des enseignements de ces figures spirituelles. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par « Le Soleil » auprès des différents foyers religieux. Après d’autres productions consacrées notamment à Tivaouane, Touba…, le quotidien national entend ainsi poursuivre son travail de valorisation du patrimoine religieux sénégalais.
Le pari du print et du numérique Autre particularité de cette édition tout comme celle de l’année dernière : le magazine comporte, à côté de textes en français, une partie en arabe dans un but d’élargir le lectorat. Elle illustre également la volonté du quotidien national de conjuguer son rôle historique de média de référence avec les nouvelles opportunités offertes par le numérique. Une équipe composée de journalistes du print et du digital a été déployée à Ndiassane pour assurer la couverture de l’événement. Les correspondants du journal sont également mobilisés pour suivre le Gamou et ses différentes activités.
Pour la Direction de la Sspp « Le Soleil », la reconnaissance exprimée par les responsables religieux à l’égard de ce travail constitue à la fois une satisfaction et un encouragement. Mais elle appelle surtout à faire davantage. Lamine Niang a ainsi salué l’engagement et le professionnalisme des journalistes, estimant que les productions du journal restent « perfectibles ». « Nous pouvons toujours aller plus loin », a-t-il souligné, annonçant implicitement la poursuite et l’amélioration de cette démarche lors des prochaines éditions. Le directeur général de la Sspp « Le Soleil » a bouclé sa visite par une ziarra au mausolée de Cheikh Bou Mohamed Kounta, fondateur de Ndiassane.
Ibrahima NDIAYE (Correspondant)

