À Sédhiou, plusieurs services ne respectent pas les normes permettant de faciliter la mobilité des personnes handicapées. Cette discrimination constitue une barriere pour ces categories d’individus qui exigent la reaction des pouvoirs publics pour rectifier ces impairs.
«Dans la region de Sedhiou, les edifices publics ne sont pas accessibles pour les personnes de notre categorie. Les locaux de l’exécutif regional en sont une parfaite illustration. Nous ne pouvons pas acceder les locaux puisque rien n’est prévu pour nous. La mairie de Sedhiou, c’est pareil», a déploré Souleymane Mansaly. Le president de l’association régionale des personnes en situation de handicap plaidait devant les autorités locales à l’occasion de la célébration de la journée national des personnes vivant avec handicap.
Selon Souleymane Mansaly, cette discrimination est même visible dans le système du transport et l’education. «Tout est en hauteur et cela constitue un frein pour les personnes en situation de handicap que nous sommes», a-t-il ajouté rappelant la discrimination positive que leur offre pourtant la loi d’orientation sociale.
Connu pour son engagement au coté des personnes en situation de la region, Mamadou Ibrahima Ndiaye, directeur régional de l’action sociale a de son coté magnifié la tenu de cette journée dans le departement de Bounkiling. « Cette journee, dit-il, « permet d’évaluer la mise en oeuvre des politiques publiques en faveur du handicap et renforcer le plaidoyer pour la promotion des droits des personnes handicapées». Pour lui la journée permet de rendre fonctionnel les organes locaux de gestion du handicap.
Cet événement qui a réuni plusieurs acteurs de la région de Sédhiou a été présidé par Khadim Diouf, adjoint sous prefet de Bona. il rappelé les actes posés par l’Etat ces dernieres années.
Il a invité les personnes en situations de handicap à s’organiser davantage en mutuel pour bénéficier des services que leur propose la loi d’orientation sociale.
M Khadim Diouf a par ailleurs dénoncé la réticence de la part de certains parents à envoyer leur enfants handicapés à l’école. «ils les gardent à la maison et les privent d’education».
Pour la prochaine edition de cette journée internationale, l’association des personnes en situation de handicap plaide pour la présence du chef de l’exécutif régional afin de toucher les services publics dans le cadre du plaidoyer.
Jonas Souloubany Basséne (correspondant)


