La Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph), en collaboration avec la Direction de l’Action sociale, va organiser la 12ᵉ édition de la Semaine nationale du handicap. Le point de presse, tenu à cette occasion, a permis aux acteurs de lister les réalisations, mais également de mettre le curseur sur les défis.
En prélude à cette 12ᵉ édition, prévue du 3 au 10 décembre, la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph), en partenariat avec la Direction de l’Action sociale, a initié, hier, vendredi 28 novembre, une rencontre avec la presse pour faire le bilan de l’évolution de la prise en charge du handicap. Pour Moussa Thiaré, président de la Fsaph, cette semaine est d’autant plus légitime qu’elle est inscrite dans les dispositions de l’article 45 de la loi d’orientation sociale. Selon lui, cette loi apparaît comme un levier et un mécanisme de mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée par les Nations unies, lesquelles avaient auparavant pris une résolution pour faire du 3 décembre la Journée internationale des personnes handicapées.
M. Thiaré a indiqué que cette rencontre est une manière de rappeler «à la conscience individuelle et collective la nécessité de s’arrêter pour évaluer les progrès réalisés dans le domaine du handicap et de l’inclusion, mais particulièrement dans le respect et la promotion des droits des personnes handicapées». À l’en croire, durant cette célébration, il s’agira, pour eux, pendant toute une semaine, de célébrer leurs talents, leurs compétences et leurs connaissances. L’occasion sera saisie pour revenir largement sur les réussites, mais également sur les points d’amélioration relatifs à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées. Évidemment, l’État, à travers la Direction générale de l’Action sociale et ses autres démembrements, pourra évaluer la situation du handicap sous toutes ses coutures.
Mamadou Lamine Faty, directeur de la Protection et de la Promotion des couches vulnérables, a souligné que le handicap n’est pas «une fatalité». Par conséquent, pour gérer le handicap, il faut, dit-il, agir à la fois sur les facteurs personnels et environnementaux. «La gestion du handicap est primordiale et placée au cœur de l’agenda national de transformation», a rappelé M. Faty.
Djibril NDIAYE

