Depuis quelques années, les académies ont fait éclore des talents qui contribué à écrire de belles pages du football sénégalais. Le président de la Coordination nationale des écoles de football du Sénégal (Conefs) estime que si elles sont mieux soutenues, elles continueront à produire des joueurs capables de représenter dignement le Sénégal.
Aujourd’hui, on note une floraison d’académies et d’écoles de football. Est-ce un atout pour le développement du football dans sa globalité ?
Oui, c’est un véritable atout. Cette multiplication des académies et écoles de football permet de donner plus d’opportunités aux jeunes talents dans toutes les régions du Sénégal. Cela favorise un meilleur détection, une formation plus précoce et une concurrence saine qui pousse les structures à améliorer leur travail. Cependant, cette évolution doit être accompagnée par une bonne organisation et un meilleur encadrement afin de garantir des standards de qualité, aussi bien sur le plan sportif qu’éducatif et social.
Le football sénégalais connaît un embellie ces dernières années. Quel est l’impact des académies dans ces succès des différentes sélections ?
Les académies ont joué un rôle fondamental dans les récents succès du football sénégalais. Aujourd’hui, la majorité des joueurs qui composent nos différentes sélections nationales sont issus des écoles de football et académies locales. Ces structures assurent un travail de formation technique, tactique, physique, mais aussi éducatif dès le bas âge. Elles préparent les jeunes à la haute compétition et inculquent des valeurs de discipline, de travail et de patriotisme. Les résultats obtenus par le Sénégal aux niveaux africain et mondial sont donc aussi le fruit du travail réalisé à la base par les académies.
Qu’est-ce qu’il faut pour que ces écoles et académies continuent d’être des greniers pour les différentes sélections ?
Il faut davantage d’accompagnement et de soutien. Les académies ont besoin d’infrastructures adaptées, de matériel de qualité, de compétitions régulières et surtout de formation continue pour les éducateurs. Il est également important de renforcer le partenariat entre la Fédération, les collectivités territoriales, les partenaires privés et les centres de formation. Si les académies sont mieux soutenues, elles continueront à produire des joueurs capables de représenter dignement le Sénégal.
Aujourd’hui, la majorité des centres n’ont pas les moyens de leur politique. Cela ne risque-t-il pas d’être un frein pour leurs ambitions ?
Effectivement, le manque de moyens constitue un défi majeur. Beaucoup de centres fonctionnent avec des ressources limitées malgré un énorme potentiel. Cela peut ralentir certains projets et limiter les conditions de travail. Malgré ces difficultés, les responsables d’académies continuent de faire preuve de passion, de sacrifice et d’engagement. Avec un meilleur accompagnement institutionnel et l’arrivée de partenaires, ces structures pourront franchir un autre cap et contribuer encore davantage au développement du football sénégalais.
Vous êtes également président fondateur de l’académie Yeekwu études et sports (Yes) de Kaolack. Quel sont vos objectifs ?
Notre ambition à l’académie Yes est de former non seulement de grands footballeurs, mais également de bons citoyens. Nous mettons l’accent sur l’éducation, la discipline et le développement personnel des jeunes. Nous voulons faire de Yes une référence dans la formation au Sénégal et en Afrique, avec des infrastructures modernes et un encadrement de qualité. Notre objectif est aussi de permettre à nos pensionnaires d’accéder au haut niveau tout en poursuivant leurs études afin de préparer leur avenir sur tous les plans.
Entretien réalisé par Samba Oumar FALL
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