Le club londonien souhaite se séparer de Mamadou Sarr cet été et veut récupérer une indemnité de transfert, selon les informations du journaliste Sacha Tavolieri.
Un choix qui confirme ce que l’on pressentait depuis des mois : Xabi Alonso ne compte pas sur le défenseur sénégalais pour construire son projet à Stamford Bridge. Le constat est amer pour qui a suivi la trajectoire du jeune Lion. À l’été 2025, Mamadou Sarr quittait Strasbourg où il s’imposait comme titulaire indiscutable, enchaînant les matches et affichant une belle marge de progression en Ligue 1. Rappelé prématurément de son prêt alsacien en février dernier, il n’a jamais vraiment trouvé sa place dans l’effectif XXL des Blues. Un temps de jeu famélique, une concurrence écrasante en défense centrale, et voilà le international sénégalais relégué au rang de simple option.
Un strapontin qui coûte cher en sélection
Les conséquences dépassent le seul cadre londonien. Annoncé comme le successeur naturel de Kalidou Koulibaly en sélection, une place qu’il semblait tenir après son entrée fracassante en finale de la CAN, où il avait remplacé son capitaine blessé avec sang-froid, Mamadou Sarr n’a disputé aucune minute lors de la dernière Coupe du monde. Pape Thiaw lui a préféré Abdoulaye Seck, voire Pathé Ciss dépanné en défense, laissant le jeune Lion ronger son frein sur le banc pendant que le Sénégal jouait son tournoi. Un gâchis sportif que beaucoup d’observateurs attribuent directement à son manque de rythme avec Chelsea.
Sous contrat jusqu’en 2033, le défenseur de 20 ans dispose pourtant d’une marge de manœuvre contractuelle confortable. Mais à quoi bon un bail en béton sans temps de jeu ? Les pistes de la Real Sociedad et d’Al-Hilal circulent, sans qu’aucune ne semble avoir emporté son adhésion. Sarr, dit-on, prendrait son temps pour choisir un projet qui le relance vraiment.
C.G. DIOP

