À quelques jours d’un combat explosif, Tapha Tine (Écurie Baol Mbollo) et Franc (Jambars Wrestling Academy) se retrouvent ce soir pour l’ultime face-à-face. Une joute verbale sous haute tension où chaque mot pèsera lourd avant l’affrontement du 15 février.
La Fédération sénégalaise de lutte a finalement levé la suspension provisoire des « face-à-face ». Dans la foulée, le promoteur Mansour Bâ, patron de Jambaar Productions, a programmé l’ultime confrontation verbale entre Tapha Tine et Franc, ce soir, à 21 heures, sur la 2Stv. À quelques jours de leur combat à haut risque, prévu le dimanche 15 février, les deux colosses se retrouvent pour une dernière explication publique. Après plusieurs mois de préparation physique, technico-tactique, mentale, voire mystique, ce rendez-vous médiatique revêt une importance capitale. Car, au-delà des muscles et stratégies, c’est aussi dans les têtes que se jouera la victoire. Récemment, les deux mastodontes ont participé au traditionnel « shooting » destiné à exposer leur état de forme et peut-être même à donner une juste idée de leur mental. À l’occasion, les amateurs ont pu constater que Franc et Tapha Tine affichent une condition impressionnante et semblent fin prêts à dérouler leur plan de bataille. Sur le plan physique et technique, les deux camps se tiennent. Dès lors, la dimension psychologique pourrait s’avérer déterminante. Ce soir, à partir de 21 heures sur la 2Stv, place donc aux mots. Des mots tranchants, calculés, parfois provocateurs, destinés à ébranler l’adversaire avant le coup d’envoi des hostilités dans l’arène. Depuis la signature officielle du combat par Jambaar Productions, Franc s’est montré particulièrement offensif dans sa communication. Le jeune challenger multiplie les sorties médiatiques et semble vouloir imposer son ascendance psychologique au « Géant du Baol ». Tapha Tine, fort de son expérience, tente de contenir cette pression et de ne pas se laisser déstabiliser. Cette ultime joute verbale s’annonce donc décisive. Plus qu’un simple exercice médiatique, elle constitue le dernier round avant la descente dans l’arène. Dans ce duel où chaque détail compte, gagner la bataille des nerfs pourrait déjà valoir un avantage précieux avant le choc du 15 février.
Abdoulaye DEMBÉLÉ


