Samba Fall s’est éteint ce vendredi 2 octobre, à Saint-Louis, des suites d’une maladie. Ancien gardien de la Linguère et de l’équipe nationale, puis préparateur des gardiens des Lions, il laisse le souvenir d’un serviteur discret qui a donné toute sa vie au ballon rond. Le football sénégalais est en deuil.
Son nom reste attaché à un après-midi de juillet 1987, à Kinshasa. Les Lions y jouent leur qualification pour la Can 1988, au Maroc, après un match aller sans but à Dakar. Une vingtaine de minutes à peine se sont écoulées quand Cheikh Seck, blessé, doit céder sa place. Samba Fall entre en jeu et prend possession des buts sénégalais, loin de chez lui, dans un match où tout peut basculer. Il ne cède pas. Le temps réglementaire s’achève sur un nouveau 0-0, et il faut l’épreuve des tirs au but pour départager les deux équipes. Le Sénégal s’incline (2-4), mais le gardien saint-louisien a tenu son rang.
Avant les Lions, il y avait eu la Linguère. C’est au sein du club historique du nord du pays, son club de cœur, que Samba Fall a bâti l’essentiel de sa carrière. Au fil des saisons, il s’y était imposé comme l’un des meilleurs gardiens du championnat, figure d’une génération qui a écrit quelques-unes des belles pages du football local. Sa régularité lui avait valu d’être appelé en sélection.
Quand vint l’heure de quitter les cages, il ne s’éloigna pas pour autant du terrain. Préparateur des gardiens de l’équipe nationale, il mit son expérience au service de ceux qui lui succédaient, transmettant à son tour ce que le poste lui avait appris. Joueur puis technicien, il aura servi le football sénégalais à tous les étages, de la Linguère jusqu’au staff des Lions.
Sa disparition endeuille la famille saint-louisienne et, au-delà, tout le football national. Nos pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses anciens coéquipiers et à la Linguère de Saint-Louis, qui perd l’un de ses fils.
Samba Oumar FALL


