N’eût été le football, nous serions peut être tous des névrosés.
Car il est plus qu’un sport : il est une respiration, une catharsis, une fête universelle.
Le football parle une langue que nul traducteur n’a inventée.
Un ballon suffit pour abolir les frontières, effacer les différences,
transformer les colères en énergie, les frustrations en passion,
et les cris en libération.
C’est le rituel qui rythme nos vies,
le rendez-vous qui nous rassemble,
la scène où se télescopent les passions,
mais toujours dans un cadre qui apaise plutôt qu’il ne détruit.
Dans les stades, les rues, les campagnes ,
le football devient un pont entre les peuples.
Le football est la fête planétaire où les rivalités se muent en célébrations,
où les nations dansent ensemble au rythme d’un même souffle.
Il entretient nos corps, nourrit nos esprits,
réduit l’isolement et nous rappelle que nous appartenons à une communauté.
Il est une thérapie sociale et culturelle,
une force qui unit, qui libère, qui inspire.
Ainsi, le football est bien plus qu’un jeu :
C’est un remède mondial,
la respiration commune d’une humanité qui, sans lui,
serait étouffée par ses névroses.
Par Diama Badiane
Philosophe et sociologue


