Arbitre international de lutte olympique, de Beach wrestling et de lutte africaine, et membre du staff technique des équipes nationales de Beach wrestling, Sitor Ndour estime que le Sénégal a de réelles chances de médailles aux Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) « Dakar 2026 ». Dans cet entretien accordé au Soleil des Sports, le mercredi 14 octobre, à l’Arène nationale, il s’appuie notamment sur le classement mondial du Sénégal à l’issue des Championnats du monde de Beach wrestling, disputés du 24 au 28 août 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan.
Au regard des résultats obtenus aux Championnats du monde, quelles ambitions le Sénégal peut-il nourrir pour les Joj « Dakar 2026 » ?
Le Sénégal s’est très bien classé. Au regard du niveau des adversaires affrontés, ces résultats, obtenus pour une première participation aux Championnats du monde, laissent présager une bonne moisson. Le Sénégal a donc des chances de médailles en Beach wrestling.
Nous comptons sur tous nos lutteurs, car les surprises sont toujours possibles, dans un sens comme dans l’autre. Nous avons travaillé pour amener tous nos athlètes au même niveau et maintenir leur progression. Nous faisons également appel à des lutteurs expérimentés pour encadrer et motiver les plus jeunes.
Siny Sembène, qui a remporté des titres internationaux au-delà du cadre africain, peut ainsi leur apporter beaucoup. Nous avons adopté la même démarche chez les filles avec Khady Diandi, championne de la Cedeao, qui a participé au regroupement pour soutenir les jeunes athlètes. Cette initiative nous a beaucoup apporté.
Le président Bira Sène a d’ailleurs promis de poursuivre cette dynamique en mobilisant les seniors pour accompagner les plus jeunes vers le très haut niveau.
Quelles améliorations avez-vous constatées chez ces athlètes, notamment sur les plans technique et tactique ?
Nous avions un problème lié au fait que nos athlètes étaient des élèves, et certains le sont toujours. Lorsqu’ils rentraient chez eux et reprenaient les cours, ils n’avaient pas suffisamment de temps pour s’entraîner.
Grâce à l’État et à la fédération, nous avons pu les regrouper et les maintenir en préparation pendant une longue période afin d’obtenir les résultats attendus. Ils ont ainsi eu le temps d’améliorer leur endurance et leur condition physique.
Ils ont également bénéficié de l’appui d’un technicien géorgien, Givi Dabidovi, en complément du travail de nos deux entraîneurs, qui sont aussi des experts. Je pense singulièrement à Abdoulaye Thiam dit Laye Ndiombor, au regard de son expérience et de ce qu’il représente en Afrique, ainsi qu’à Isabelle Sambou, qui jouit d’une grande réputation dans le monde de la lutte.
Avec le soutien de ce technicien et de nos deux entraîneurs, nous avons constaté une amélioration remarquable. Les jeunes eux-mêmes pourront en témoigner. Ils ont beaucoup progressé sur les plans technique et tactique.
Nous avions relevé des lacunes tactiques lors des Championnats du monde et nous avons travaillé pour les corriger.
L’espoir de médailles en Beach wrestling est donc bien réel ?
C’est possible, bien sûr. Vous avez vu avec quelle détermination ils travaillent. Tous ces efforts visent un seul objectif : assurer une excellente représentation du Sénégal lors de ces Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 », mais surtout y récolter des médailles.
Par Abdoulaye DEMBÉLÉ

