Le Madison Square Garden a vécu une soirée qu’il n’est pas près d’oublier à l’occasion du match 1 des finales de la conférence Est de la NBA ce 20 mai 2026. Menés de 22 points à l’entame du quatrième quart-temps, les New York Knicks ont accompli l’impossible : effacer un déficit colossal en moins de huit minutes, forcer la prolongation, puis s’imposer 115 à 104 pour prendre les devants dans cette finale de conférence face aux Cavaliers de Cleveland.
Tout repose sur les épaules de Jalen Brunson, et il le sait mieux que quiconque. Avec 38 points au compteur, dont 17 inscrits dans les moments les plus cruciaux (dernier quart-temps et prolongations compris), le meneur new-yorkais a une nouvelle fois endossé le costume de super-héros que lui ont taillé les fans de Gotham. En isolation, il était tout simplement intenable, prenant à défaut un à un les défenseurs de Kenny Atkinson qui, curieusement, n’a jamais cherché à modifier sa stratégie défensive face à cette avalanche de paniers.
Mikal Bridges et Landry Shamet ont apporté leur pierre à l’édifice avec des tirs primés décisifs, tandis que Karl-Anthony Towns a maîtrisé les planches avec 13 rebonds. Mais c’est bien Brunson qui a mené la charge lors de cette remontée stupéfiante.
Une première mi-temps en dents de scie
Le match démarre sous de bons auspices pour Cleveland. Donovan Mitchell impose d’emblée son tempo, mais connait des trous d’air permettent aux Knicks, portés par Brunson, de revenir rapidement dans la partie. Un 12-0 fracassant retourne le match, et malgré une adresse à trois points très limitée, New York termine le premier quart en tête (23-16).
La deuxième période voit les Cavaliers retrouver leurs repères. Mitchell retrouve son efficacité des deux côtés du terrain, quelques paniers à longue distance tombent, et les visiteurs reprennent l’avantage juste avant la pause (48-46).
L’effondrement des Cavs
Au retour des vestiaires, Cleveland semble avoir la main ferme. Mitchell vole des ballons, Evan Mobley est davantage sollicité, Sam Merrill plante depuis l’arc et Jarrett Allen impose sa présence en peinture. L’écart monte jusqu’à 22 unités, et le Garden commence à désespérer (71-93).
C’est à ce moment précis que tout bascule. En treize minutes de jeu, les Knicks s’offrent un 44-11 ahurissant pour conclure le match. Les Cavaliers s’effondrent, rien ne rentre, les leaders disparaissent. James Harden tente bien un stepback à mi-distance pour souffler, mais Brunson lui répond immédiatement. Malgré le temps-mort réclamé par Mike Brown, les deux équipes sont à égalité (101-101) à la sirène. Direction la prolongation.
En overtime, New York prend le contrôle sans jamais le lâcher. Cleveland, encore sous le choc, ne trouve plus les ressources pour résister. Le Garden explose, les Knicks décrochent leur huitième victoire consécutive et s’offrent le Game 1 dans les meilleures conditions.
Un an après avoir laissé filer un avantage de 17 points en quatrième quart-temps contre Indiana lors de cette même finale de conférence, les Knicks ont cette fois renversé les rôles. Ce comeback de 22 points est tout simplement le plus grand de l’histoire de la franchise en playoffs.
Du côté de Cleveland, la question qui brûle les lèvres est simple : comment une équipe qui affichait 99,9 % de probabilités de victoire a-t-elle pu s’effondrer aussi brutalement ? Donovan Mitchell (29 points, mais trop discret dans les instants décisifs) et ses coéquipiers devront trouver des réponses dès le Game 2, jeudi, sous peine de se retrouver dos au mur.
O.B.N

