Après son revers d’entrée face à la France (1-3), l’équipe nationale du Sénégal aborde son deuxième match de poule contre la Norvège, ce mardi 23 juin, à 00h Gmt. Une rencontre capitale, aux allures de finale car le vainqueur prendra une option sérieuse sur la qualification pour les 16es de finale.
Conscients de l’enjeu, les deux leaders d’équipe, Sadio Mané et Erling Haaland, se livreront une bataille à distance, prêts à porter leur sélection vers la victoire. Pour le numéro 10 sénégalais, qui dispute sa dernière Coupe du Monde, l’objectif sera de guider les Lions vers une qualification au second tour. Plus que jamais, l’équipe repose sur ses épaules. Son rôle psychologique sera important. Ses coéquipiers se sentent rassurés et galvanisés lorsqu’ils savent que le meilleur joueur de l’histoire du football sénégalais est à leurs côtés. Sur le terrain, il sera aussi l’arme offensive numéro un des Lions. Comme lors de la Can 2025 remportée par le Sénégal au Maroc, il lui faudra porter l’équipe, montrer la voie et transmettre son caractère de lion, de compétiteur. Le meilleur buteur de l’histoire de la sélection sénégalaise (56 buts) sera particulièrement attendu pour cette rencontre décisive. En face se dressera un certain Erling Haaland. L’attaquant de Manchester City est lui aussi en mission. Lors du premier match des Vikings contre l’Irak, il a inscrit un doublé, affichant d’emblée son ambition de porter la sélection norvégienne le plus loin possible dans cette Coupe du Monde. Pape Thiaw se creuse actuellement les méninges pour trouver la formule capable de neutraliser celui que beaucoup considèrent comme le meilleur avant-centre de la planète. Contre au Sénégal, il représente un danger permanent. Il ne ménagera aucun effort, multipliera les appels et exploitera la moindre opportunité pour trouver le chemin des filets, du coup d’envoi jusqu’au coup de sifflet final.
Ce duel de titans sera sans doute l’une des grandes attractions de la rencontre. Le premier à flancher pourrait voir son équipe compromettre sérieusement ses chances de qualification, même si l’espoir d’une place parmi les meilleurs troisièmes demeurerait encore possible.
Par Yaya SOW

