Le Complexe du Tour de l’Œuf au Point-E ne désemplit plus depuis l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) « Dakar 2026 ». Avec une capacité totale de 5.000 places, le site accueille cinq disciplines, à savoir le basketball 3×3, le baseball5, le skateboard, le breaking et la natation. Découvrons ce que les spectateurs pensent du site.
Au cœur du quartier du Point E, les nouvelles installations du Tour de l’Œuf côtoient les immeubles de ce quartier huppé de Dakar. Architecture moderne, façades imposantes, en cette journée de compétition, des contrôles de sécurité stricts sont effectués à l’entrée. Longtemps restée fermée pour réhabilitation, l’ancienne piscine olympique du Point E est aujourd’hui un joyau qui répond aux normes internationales, selon les termes du Cojoj. Elle dispose de 5.000 places et peut accueillir des disciplines comme le basketball 3×3, le baseball5, le skateboard, le breaking et la natation.
Dans un entretien accordé au journal « Le Soleil », le 15 octobre dernier, Mamadou Diagna Ndiaye, président du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), soulignait que cette piscine fait désormais partie du patrimoine durable du Sénégal. Cette nouvelle vie du complexe est aussi du goût des jeunes. Mardi après-midi, des centaines d’élèves des écoles de Dakar ont pris place dans les gradins pour suivre le match de classement pour la cinquième place entre la France et la Turquie en baseball5, comme à l’accoutumée depuis le début des Joj.
Pour beaucoup, cette discipline est une découverte. Parmi eux, Aïssatou Chérif, 10 ans, élève à l’école Darou Khoudoss de Pikine. Foulard sur la tête, elle ne rate rien du match. « C’est beau ici », confie-t-elle timidement, en ramenant ses genoux contre elle. À côté d’elle, son camarade Mohamed Seck, fan de football, ne cache pas son étonnement.
Une architecture moderne au cœur du Point-E
« Je ne connais pas cette discipline, c’est bizarre », argue-t-il. Un peu plus loin, Serigne Saliou Dieng, élève en classe de quatrième au Cem de Yoff Village, est, lui, conquis. « J’ai beaucoup aimé ce sport. C’est curieux », confie-t-il.
Pour les accompagnateurs aussi, cette sortie a son importance. Mme Sambou, du collège Cardinal Hyacinthe Thiandoum, estime que c’est une bonne occasion de faire découvrir de nouvelles disciplines aux élèves. « Je me réjouis de voir les autorités associer les jeunes aux Jeux. Cette expérience leur permet aussi de découvrir les valeurs du sport et de les intégrer dans leur apprentissage », estime-t-elle.
Dans la même veine, les athlètes étrangers rencontrés apprécient également le cadre. C’est le cas du Japonais Iori Miyazaki, médaillé d’or du 200 m brasse masculin en natation, qui dit profiter de son séjour dans le pays. « Je me sens à l’aise et l’environnement est bon. C’est juste la chaleur dans la piscine qui pose un peu problème », déclare-t-il.
De plus, le Néo-Zélandais Ariel Muchirahondo, médaillé d’or du 200 m dos masculin, salue, lui aussi, les aménagements réalisés. « En ce qui concerne les aménagements ici au Sénégal, je trouve qu’ils ont fait un bon travail. C’est vraiment différent de ce qu’on trouve en Nouvelle-Zélande, mais quand même, il faut savoir s’adapter. Je trouve qu’ils ont fait un bon travail et j’apprécie vraiment mon temps ici », souligne-t-il.
Au Complexe Tour de l’Œuf, les volontaires sont aussi à pied d’œuvre pour accueillir et orienter les visiteurs. Sur le site, Diama Gaye fait partie des volontaires qui participent à l’organisation. « C’est comme si je connaissais tous les recoins de la Piscine olympique depuis longtemps. Parfois, je suis de garde à la porte pour contrôler, parfois je suis dans les salles pour rendre service. On est tous impliqués. L’ambiance est fun. On le fait pour notre pays », explique-t-elle.
Pour la bénévole, prendre part à l’organisation des Jeux est « une fierté ». Du côté des spectateurs, la question de l’après-Jeux se pose déjà. Abdoulaye Diop préconise de maintenir ce complexe en l’état à l’approche d’autres compétitions, comme les Jeux de la Francophonie. Ce qui pose la question de l’entretien et de l’utilisation des infrastructures après le départ des délégations.
Marième Fatou DRAME

