Le district sanitaire de Kébémer a enregistré 548 cas de syndrome digestif aigu, dont 65 nouveaux cas signalés entre le 5 et le 6 novembre 2026. Les contaminations ont été recensées dans neuf sites du district, selon un communiqué du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP), publié vendredi.
D’après les dernières données de la surveillance épidémiologique arrêtées au 6 novembre 2026 à 10 h 30, «un total de 548 cas de syndrome digestif aigu évoquant une toxi-infection alimentaire collective (TIAC) a été notifié dans le district sanitaire de Kébémer, région de Louga, soit 65 cas supplémentaires par rapport à la situation du 5 novembre 2026 », souligne dans un communiqué le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP).
Le ministère précise que «l’état de santé des patients est stable. Trois personnes sont actuellement en observation. Aucun cas grave ni décès n’a été enregistré à ce jour». Les investigations se poursuivent sous la conduite des équipes conjointes de la Direction régionale de la Santé de Louga et de la Direction de la Prévention du MSHP, avec l’appui des équipes du district sanitaire. Elles visent notamment à identifier une éventuelle origine commune de la contamination, précise la note.
Parallèlement, le ministère indique veiller à la continuité de la prise en charge et du suivi des patients, particulièrement dans les structures sanitaires les plus sollicitées. Des actions de sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène alimentaire et hydrique sont également menées en collaboration avec les autorités administratives et les collectivités territoriales.
Face à cette situation, le département ministériel appelle les populations à la vigilance et au respect des mesures préventives. Il les exhorte notamment « à faire preuve de vigilance, à respecter les mesures d’hygiène et les recommandations sanitaires en vigueur et à se rendre sans tarder dans la structure de santé la plus proche en cas d’apparition de symptômes tels que des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales ou de la fièvre ».
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique assure enfin un suivi rapproché de l’évolution de la situation et promet de tenir régulièrement les populations informées de toute évolution significative. Il invite également les citoyens à se référer exclusivement aux informations diffusées par les canaux officiels.
O.BA


