Sous un ciel paisible de fête, les fidèles musulmans ont convergé dès les premières heures de la matinée vers la mosquée de Kénia, à la périphérie de Ziguinchor, pour célébrer la Tabaski dans le recueillement et la ferveur.
À Kénia, la prière a démarré à 09 heures. Entre prières et invocations, le sermon de l’imam Cheikh Tidiane Diédhiou a profondément marqué les esprits. Face aux fidèles, le guide religieux a insisté sur la nécessité, pour tout musulman, de faire de la sincérité une ligne de conduite quotidienne. « La sincérité constitue l’un des plus hauts degrés de la foi après celui des prophètes. Sans elle, aucune relation humaine ne peut rester stable, car le mensonge et l’injustice finissent toujours par installer le désordre », a-t-il déclaré, invitant les croyants à vivre constamment dans la crainte d’Allah et dans la vérité.
Poursuivant son prêche, l’imam Diédhiou a évoqué la gouvernance et les difficultés auxquelles les populations sont confrontées. « Un dirigeant qui craint véritablement Allah ne peut ni tromper ni abandonner son peuple. Beaucoup de souffrances dans le monde trouvent leur origine dans l’absence de droiture chez certains dirigeants », a regretté Cheikh Tidiane Diédhiou, avant de prier pour que Dieu accorde à la société des leaders guidés par la justice et la foi.
Le religieux est aussi revenu sur les recommandations liées au sacrifice du mouton, rappelant les principes de compassion et de respect de l’animal. « Avant l’immolation, le nom d’Allah doit être prononcé. Le croyant doit accomplir ce geste avec miséricorde, en utilisant un couteau bien aiguisé afin d’éviter toute souffrance inutile à la bête », a-t-il expliqué.
Enfin, l’imam de la mosquée de Kénia a exhorté les musulmans à ne pas oublier les familles démunies durant cette fête de partage. « La Tabaski doit être un moment de solidarité. Beaucoup souhaitent accomplir le sacrifice mais n’en ont pas les moyens. Ceux qui en ont la capacité doivent tendre la main à leurs voisins et partager leur bonheur », a conseillé l’imam Cheikh Tidiane Diédhiou devant une assistance attentive.
Gaustin DIATTA (Correspondant)


