Présidant la cérémonie d’ouverture de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (IA), le 17 juillet 2026 à Shanghai, le président de la République populaire de Chine a appelé le monde à profiter des opportunités de cet outil tout en ayant une approche centrée sur l’être humain.
BEIJING – Shanghai, plus grande ville de Chine, accueille la Conférence mondiale 2026 sur l’intelligence artificielle (IA) et la réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA. Cette rencontre a noté la présence de plusieurs personnalités politiques du monde, dont le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres. Le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, procédant à l’ouverture officielle de la Conférence, a insisté sur les opportunités de l’IA pour l’évolution humaine depuis quelques années. « Il y a 70 ans, un groupe de jeunes chercheurs a avancé pour la première fois le terme « intelligence artificielle » lors de la Conférence de Dartmouth, dans le New Hampshire, aux États-Unis. Au cours des 70 années écoulées, les scientifiques et développeurs en IA de différents pays n’ont cessé d’explorer l’inconnu, d’avancer au travers des défis et de réaliser de nouvelles percées en persévérant dans l’effort », a souligné Xi Jinping. Sur ce, il poursuit que « la Chine estime que les pays du monde doivent poursuivre une approche centrée sur l’être humain et développer une IA pour le progrès et pour le bien, faire de l’IA une grande force motrice de la prospérité partagée ».
Pour cela, il a avancé quatre propositions. Premièrement, il fait noter qu’il faut « poursuivre l’ouverture et le bénéfice partagé et promouvoir le développement tiré par l’innovation ». À son avis, pour la croissance mondiale, l’IA est un nouveau moteur et un accélérateur de la transition. « Elle passe aujourd’hui du monde numérique au monde physique. Il est important de saisir cette rare opportunité historique et d’encourager l’open source, l’ouverture, la coopération et le partage », a dit le président chinois. Deuxièmement, il préconise de « renforcer la prise de conscience des risques et assurer la sécurité et la contrôlabilité ». « L’IA doit être un outil fiable de l’être humain. Il nous faut attacher une grande importance à tous les risques inhérents et dérivés de l’IA, construire des systèmes juridiques et réglementaires, de surveillance technologique, d’alerte des risques et de réponse d’urgence, prévenir l’utilisation abusive et malveillante de l’IA et la mettre toujours sous le contrôle de l’homme », a insisté le chef de l’État qui produit le plus de robots humanoïdes au monde.
Concernant la troisième proposition, Xi Jinping soutient qu’il faut encourager l’inclusion et promouvoir l’enrichissement mutuel entre les civilisations. Pour la quatrième proposition, le président de la République populaire de Chine pense qu’il est essentiel de « promouvoir la solidarité et perfectionner la gouvernance mondiale » de l’IA.
Le leader chinois a rappelé que ces dernières années, son pays a embrassé à bras ouverts le développement de l’IA. La Chine a créé des écosystèmes favorables au développement commun de différents acteurs et développé des industries clés de l’économie intelligente d’un montant de plus de mille milliards de yuans, soit environ 82 000 milliards de francs CFA. Par ailleurs, Xi Jinping a reconnu que le développement de l’IA ne doit pas être contrôlé par un seul pays, « mais la symphonie de la coopération internationale ».
Oumar KANDE (Correspondant)


