L’entreprise agricole Agrobeydaaré a lancé, jeudi, à l’occasion d’un Comité de développement départemental (Cdd) à Tambacounda, un projet de production de charbon bio et de biochar. Financée par le programme Yaakaar Environnement du Consortium jeunesse Sénégal (Cjs), l’initiative vise à promouvoir une transition énergétique et agricole durable, tout en créant des opportunités pour les femmes et les jeunes.
TAMBACOUNDA – Piloté par Agrobeydaaré, le projet prévoit de former 200 personnes, dont 70 % de femmes et 30 % de jeunes, à la fabrication de charbon bio à partir de résidus agricoles, notamment les tiges de mil ou les coques d’arachides. « Dans le cadre de ce projet, nous formerons jusqu’à 200 personnes, dont 70 % sont des femmes et le reste des jeunes », a indiqué le président-directeur général (PDG) d’Agrobeydaaré, Mouhamadou Tidiane Diallo.
D’une durée de six mois, le projet, qui concerne dans un premier temps le département de Tambacounda, entend contribuer à la valorisation des déchets agricoles, à la promotion d’énergie alternative et à la création de nouvelles activités génératrices de revenus. Il vise également selon le Pdg à réduire la pression exercée sur les ressources forestières par la coupe de bois destinée à la production de charbon de bois, tout en contribuant à la lutte contre les effets du changement climatique.
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Le point focal du Fonds Yaakaar environnement pour les régions de Tambacounda et Kolda, Abdoulaye Tam, a souligné la pertinence de l’initiative dans un contexte marqué par les effets du changement climatique. Pour Tambacounda, huit initiatives, pour un financement global de 20 millions de FCfa, ont été retenues dans le cadre du programme, souligne-t-il. Il a appelé les porteurs du projet et les bénéficiaires de la formation à œuvrer à sa réussite afin de faciliter son accompagnement par les pouvoirs publics.
Présidant la cérémonie, le préfet de Tambacounda, Alioune Badara Mbengue, a toutefois relevé deux défis majeurs : l’appropriation du produit par les populations et sa commercialisation. Il a notamment appelé les promoteurs à veiller à son accessibilité, soulignant que les produits bio sont souvent plus coûteux et donc difficiles d’accès pour les ménages vulnérables.
Boubacar Agna CAMARA (Correspondant)


