Approfondir la solidarité, renforcer la gouvernance démocratique et accélérer la mise en œuvre de politiques régionales qui apportent des avantages concrets à leurs citoyens ; ce sont entre autres les chantiers qui se dressent devant les leaders de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Ce qu’a souligné jeudi le président de la commission de l’institution, Dr Omar Alieu Touray. Il s’exprimait lors de la célébration du 51ᵉ anniversaire de l’organisation.
Elle existe certes depuis 1975 et a accompli certes des progrès remarquables, mais la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) fait encore face à des défis qui plombent son unité, la mise en œuvre des politiques communautaires et la cohésion sociale au sein des populations de l’union.
« Les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui – le terrorisme, le changement climatique, les changements de gouvernement anticonstitutionnels, la pauvreté et les disparités économiques – sont redoutables. Mais notre volonté collective de les surmonter l’est tout autant », a relevé le président de la commission de la Cedeao, Dr Omar Alieu Touray, lors de la célébration du 51ᵉ anniversaire de l’institution.
A lire aussi : Promotion de la Zlecaf : le privé africain invité à jouer pleinement sa partition
D’après lui, la Cedeao est « meilleure et plus forte » lorsqu’elle agit en tant que communauté. En fait, le président de la commission a reconnu que leur force réside dans leur unité, dans leur identité commune et dans l’esprit de solidarité qui définit l’union.
« Face à l’évolution des défis politiques, économiques et sécuritaires, votre leadership reste essentiel. La tâche qui nous attend désormais consiste à approfondir la solidarité, à renforcer la gouvernance démocratique et à accélérer la mise en œuvre de politiques régionales qui apportent des avantages concrets à nos citoyens », a-t-il dit.
Aux peuples de la Cedeao, témoigne-t-il, ils sont « le véritable cœur battant » de cette Communauté. Sur ce, M. Touray rappelle que leur vision de l’intégration vise en fin de compte à améliorer leur vie quotidienne, à créer des opportunités pour leur jeunesse, à autonomiser les femmes, à faciliter les échanges commerciaux et à garantir la paix et la sécurité au-delà de leurs frontières.
Faire preuve d’encore « plus d’innovation, d’efficacité … »
« Alors que nous nous tournons vers l’avenir, nous devons vous placer au centre de toutes nos actions, en veillant à ce que la Cedeao reste une Communauté axée sur les peuples, qui écoute, réagit et tient les promesses et les aspirations de nos pères fondateurs », a-t-il soutenu.
Ainsi, pour bâtir la Cedeao de demain, le président de la commission estime qu’il faudra faire preuve d’encore « plus d’innovation, d’efficacité et de collaboration » entre leurs institutions.
« Alors que nous entamons ce nouveau chapitre, nous devons affronter nos réalités avec lucidité et courage. Les menaces liées à l’insécurité, à la désinformation, à la vulnérabilité économique et au changement climatique exigent des réponses audacieuses, coordonnées et tournées vers l’avenir », a-t-il souligné.
Construire aujourd’hui la Cedeao de demain signifie pour lui investir dans la paix et la sécurité, renforcer l’intégration économique régionale, faire progresser la transformation numérique et favoriser une culture de responsabilité et de bonne gouvernance.
« Cela signifie renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens, et veiller à ce que notre Communauté reste pertinente, réactive et résiliente. Renouvelons donc notre engagement collectif envers les idéaux fondateurs de la Cedeao. Agissons dans l’unité et avec une vision claire. Et travaillons ensemble – gouvernements, citoyens et institutions – pour bâtir une communauté dont les générations futures seront fières d’hériter », a-t-il lancé.
Mariama DIEME


