Un gang a libéré 48 enfants âgés de 7 à 12 ans, enlevés il y a trois semaines dans le centre du pays, après le paiement d’une rançon, ont annoncé mercredi à l’AFP un responsable local et une source onusienne.
Des gangs, surnommés localement « bandits » et spécialisés dans les enlèvements et le vol de bétail, opèrent dans le nord-ouest et le centre du Nigeria, où ils attaquent des villages et pillent les maisons. Certains sont également connus pour prélever des « taxes » sur les agriculteurs et sur des sites miniers.
« Quarante enfants ont été relâchés la nuit dernière et les huit qui restaient ont été libérés aujourd’hui après que nous avons payé une rançon », a affirmé mercredi à l’AFP Abdullahi Sahonrami, le chef traditionnel du district de Mashegu dans l’État du Niger (centre-ouest).
Le 5 août, des bandits avaient rassemblé 54 enfants qui récoltaient des arachides dans une ferme à l’écart du village de Sabon Rijiya, les retenant pendant trois jours dans leur camp de la réserve de Zugurma, dans le parc national de Kainji, avant de les relâcher sans réclamer de paiement, a affirmé M. Sahonrami.
Cependant, sur le chemin du retour, les enfants ont de nouveau été enlevés, par un autre gang fidèle à un bandit ayant des liens avec des militants du groupe jihadiste Ansaru, a-t-il précisé.
Les bandits, sans appartenance idéologique, ont parfois noué des liens avec des jihadistes du nord-est, avec lesquels ils collaborent mais s’affrontent aussi pour le contrôle des territoires.
Une source onusienne a confirmé la libération des 48 enfants qui étaient encore prisonniers, après la mort d’une fillette aux mains du premier gang et la fuite de cinq enfants lors de l’attaque du second, a expliqué cette source.
La violence des bandits et des jihadistes s’est intensifiée dans l’État du Niger, où des groupes armés ont installé des camps dans les forêts et les réserves de chasse.
La présence de l’État fédéral est limitée dans de vastes zones rurales du Nigeria, et les forces de sécurité sont débordées.
AFP


