Une attaque des Houthis a visé, ce mardi 08 septembre 2026, des civils et des infrastructures pétrolières dans le sud de l’Arabie Saoudite. Les forces yéménites pro-iraniennes ont répondu à la centaine de frappes menées par Riyad ces trois derniers jours.
Les frappes des forces houthis du Yémen ont fait 73 blessés. Elles ont visé Abha, Khamis Mushait, Jizan et Najran dans le sud du royaume. L’attaque qualifiée par le porte-parole militaire houthi, Yahya Saree, de « grande ampleur », a également visé des installations pétrolières du géant Aramco ainsi que la base aérienne King Khalid à Khamis. Plusieurs incendies ont été signalés. Ces frappes arrivent en réponse aux 121 premières menées par l’Arabie Saoudite au cours des trois derniers jours dans les provinces de Marib, Al-Bayda, Al-Hudaydah, Taiz et Al-Jawf. D’après la chaîne houthie Almasirah, de nouvelles frappes saoudiennes ont été notées ce mardi. Cette offensive houthie s’est faite par des frappes de drones et de missiles balistiques, notamment contre un convoi de camions transportant des équipements militaires vers Hadramaout au Yémen.
Une guerre qui dure
Le royaume saoudien « n’hésitera pas à se défendre », d’après les déclarations de Fayçal ben Farhane, chef de la diplomatie saoudienne. Une escalade qui maintient une tension entre les entités yéménites contestataires du pouvoir en place et l’Arabie Saoudite, qui dirige une coalition militaire lancée en mars 2015 contre ces Houthis. Pendant ce temps, le Yémen fait partie des pays les moins avancés de la région. D’après l’OIM, l’agence de l’ONU pour les migrations, 18 500 personnes se sont déplacées en 72 heures alors que les combats s’intensifient sur la côte ouest du Yémen. Depuis le début des hostilités en 2014, 150 000 personnes ont été tuées directement par les affrontements armés, les frappes aériennes, les tirs d’artillerie et les explosions de mines terrestres, renseigne Human Rights Watch (chiffres de février 2026).
B. DIOP


