Btp, mines, hôtellerie, immobilier… Aucun secteur de l’économie sénégalaise, menacée de paralysie, ne serait épargné par la crise. « Aujourd’hui, nous sommes des morts-vivants. Nous sommes des zombies. Nous marchons, mais notre économie est exsangue », a lancé, comme un cri d’alarme, Bara Tall, le Pdg de Talix Group. Hier, au nom du patronat du Bâtiment et travaux publics (Btp), il a dénoncé le gel unilatéral des chantiers par les autorités ; une mesure aux conséquences collatérales dévastatrices. Selon la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), nos entreprises sont « asphyxiées par une dette intérieure pesante, une pression fiscale jugée insoutenable… ». La Cnes a exigé ainsi de l’État « un partenariat sincère et des mesures pragmatiques pour éviter un naufrage économique ». Pendant ce temps, le prochain hivernage est déjà là et le monde paysan ne s’est pas encore remis d’une précédente campagne agricole morose. Et pire, on perd notre ardeur sur la couleur d’une chemise ou une tête coupée à ras. Les priorités et urgences sont vraiment ailleurs.
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