Ce jeudi 25 décembre, est la première journée de repos de cette CAN 2025. Les 24 nations ont toutes passé le baptême du feu. Le premier constat est là. Les cadors n’ont pas tremblé. Sur le terrain, le spectacle est total. En tribunes et en coulisses, quelques bémols viennent pourtant nuancer ce début de fête. On fait le point.
Les gros bras de l’Afrique ont envoyé un message fort. Le Sénégal, champion 2021, a fait l’unanimité. Une victoire nette (3-0) contre le Botswana qui confirme le statut de favori des Lions. L’Algérie et la Tunisie ont suivi le rythme, inscrivant elles aussi trois buts pour leurs débuts.
D’autres ont davantage souffert. Le Maroc a buté sur le mur des Comores avant de trouver la faille. L’Égypte a dû courir après le score pour s’imposer. La seule ombre au tableau des favoris vient du Mali, accroché par une vaillante équipe de Zambie. Dans ce tournoi à 24, rien n’est perdu, mais les favoris ont déjà marqué leur territoire.
Oubliez les matchs fermés. Aucun 0-0 n’a été enregistré ! Avec 29 buts en douze rencontres, l’efficacité est historique. Mahrez (Algérie), Jackson (Sénégal) et Achouri (Tunisie) mènent la danse avec un doublé chacun.
Le spectacle a atteint des sommets. Le Marocain Ayoub El-Kaabi a déjà signé le but du tournoi avec un retourné acrobatique d’anthologie. À l’inverse, Riyad Mahrez a été le plus pressé, marquant après seulement 81 secondes. Mais l’image insolite reste celle de Patson Daka. Après avoir arraché l’égalisation pour la Zambie, l’attaquant a totalement raté son salto de célébration, s’écrasant lourdement sur la pelouse. Plus de peur que de mal, mais un grand momentum émotionnel pour la star zambien.
Des tribunes vides et un ciel capricieux
C’est le point noir de ce début de CAN. L’affluence déçoit. Voir seulement 3 700 spectateurs pour un choc Angola-Afrique du Sud fait pas beau à voir. Même le match d’ouverture n’a pas fait le plein.
La météo n’aide pas. L’hiver marocain se montre particulièrement rude. Des pluies incessantes ont arrosé les pelouses de Tanger et Rabat, forçant même les joueurs à protéger les enfants de leurs vestes avant le coup d’envoi. Les supporters attendent une accalmie pour enfin garnir les tribunes.
Le couac technologique
Un vent de polémique a soufflé sur le match RDC-Bénin. La VAR est tombée en panne pendant 15 minutes en pleine seconde période. Un moment critique où le Bénin réclamait un penalty pour une main de Chancel Mbemba. L’arbitre a dû faire sans assistance. « Dommage pour un si grand tournoi », a regretté Gernot Rohr, le sélectionneur des Guépards. Un incident qui laisse un goût amer côté béninois.
Une deuxième journée électrique en vue
Pas le temps de se reposer longtemps. La deuxième journée s’annonce électrique. Dès vendredi, le choc Égypte-Afrique du Sud promet des étincelles, suivi d’un brûlant Maroc-Mali.
Samedi à Tanger, le Stade Ibn Batouta sera le théâtre de la bataille entre le Sénégal et la RD Congo, tandis que le Nigeria défiera la Tunisie. Enfin, dimanche, nous aurons droit à deux sommets : Algérie-Burkina Faso et le légendaire derby entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun.
Djibril DIAO


