Pour Gana Gueye
Il y a des combats qui se gagnent avec les pieds,
D’autres qui se mènent à genoux, la nuit, en secret.
Mais il y a ceux, plus rares, plus fiers,
Qui se jouent le regard levé vers la lumière.
Ce jour-là, le monde tendait un bras,
Un symbole, une cause, un choix qu’on ne discute pas.
Mais toi, Gana, tu as regardé plus haut,
Tu as écouté cette voix qui ne ment pas.
Tu as dit non, sans violence, sans bruit,
Comme on protège une flamme dans la nuit.
Tu as dit non, par fidélité,
À Celui qui seul mérite d’être adoré.
Sage parmi les sages, guerrier de l’invisible,
Ton refus était plus fort que tous les cris possibles.
Ils voulaient un brassard, tu as offert un exemple.
Ils attendaient un geste, tu as dressé un temple.
Celui où l’on prie le cœur ouvert,
Où l’on n’échange pas sa foi pour un éclat de verre.
Toi, le récupérateur de ballons perdus,
Tu as surtout rattrapé une vérité qui n’en finit plus
De se perdre dans les méandres du siècle :
Celle qu’un homme libre est un homme debout, éternel.
Tu as dit non, sans violence, sans bruit,
Comme on protège une flamme dans la nuit.
Tu as dit non, par fidélité,
À Celui qui seul mérite d’être adoré.
Sage parmi les sages, guerrier de l’invisible,
Ton refus était plus fort que tous les cris possibles.
Alors Gana, reçois ce chant modeste,
Non pas pour le geste, mais pour tout le reste.
Pour ce dos droit, pour cette paix intérieure,
Pour cette leçon donnée aux heures
Où l’on voudrait nous faire plier.
Tu n’as pas juste joué, tu as enseigné.
Tu n’as pas juste refusé, tu as élevé.
Merci, Gana, l’incorruptible,
D’avoir montré qu’un musulman,
Dans ce monde de bruit et d’écrans,
Peut rester fidèle, simple et disponible.
L’homme ne vaut que par ce qui le dépasse.
Et toi, tu nous as rappelé, avec grâce,
Que la plus belle des positions,
C’est celle du cœur qui dit non
Quand l’honneur de Dieu est en jeu.
Sage. Fier. Silencieux.
Merci, Gana Gueye, l’homme debout.
Diama Badiane
badianediama5@gmail.com


