Le Sénégal a pu présenter un portefeuille de partenaires diversifié en 2026, malgré l’absence d’accords avec le Fonds monétaire international (Fmi). Des accords et conventions ont été signés avec notamment la Banque ouest-africaine de développement (Boad), l’Association internationale de développement (Ida), Standard chartered bank, etc.
Depuis mai 2024, le Sénégal attend un nouveau partenariat avec le Fonds monétaire international (Fmi). Malgré ce contexte marqué par la baisse de la notation souveraine, l’État a pu compter sur un portefeuille de partenaires diversifié. Selon un document du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, le gouvernement a pu signer plusieurs conventions de prêts et d’accords avec des institutions nationales et internationales depuis le début de l’année 2026. L’une d’elles est la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Elle a signé avec le Sénégal un accord de prêt sur 10 ans avec une période de grâce de deux ans. L’opération, d’un montant de 50 milliards de FCfa, est destinée au projet de construction et d’exploitation du segment nord du réseau de transport du gaz naturel par gazoduc.
À côté de la Boad, le Sénégal a eu le concours de l’Association internationale de développement du Groupe de la Banque mondiale. La convention a été signée le 5 mai 2026, sur une période 25 ans. L’enveloppe de 22 milliards de FCfa est orientée vers le projet d’amélioration du cadastre et du régime foncier du Sénégal.
En 2026, il a également eu comme partenaire financier international Invest international Capital dans le cadre de la construction de l’émissaire en mer de la baie de Hann, à travers une convention de prêt d’un montant de 7,5 milliards de FCfa.
Le 21 juillet 2026, l’État a pu nouer un partenariat avec la Société internationale islamique de financement du Commerce (Itfc), branche de la Banque islamique de développement (Bid). L’enveloppe de 26 milliards de FCfa a pour objectif de couvrir des besoins financiers pour la campagne arachidière 2025-2026 et 2026-2027, en faveur de la Sonacos.
Le Sénégal a également pu compter sur le partenariat avec Standard chartered bank. En avril, un accord de prêt a été signé avec ce bailleur pour un montant de 151 milliards de FCfa destiné au renouvellement des chaînes de valeur agricoles et à la sécurisation des produits alimentaires.
Au total, les accords de prêts et de convention signés avec des partenaires étrangers, entre janvier et juillet 2026, ont représenté plus de 311 milliards de FCfa. Même si l’accord avec le Fmi est attendu, en 2025, le Sénégal a pu signer des accords de financement avec la Banque africaine de développement (Bad) pour 48 milliards de FCfa, la Badea (131 milliards de FCfa), l’Agence française de développement (Afd — près de 50 milliards de FCfa) pour 3 projets. Sans oublier le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour un montant de 65 milliards de FCfa.
Ces engagements des bailleurs internationaux au sujet de la dette extérieure, suivant le tableau présenté par le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, ont atteint plus de 797 milliards de FCfa en 2025, pour des maturités allant parfois à 30 ans.
À côté de ces accords, le Sénégal entend finaliser l’accord avec le Fmi dans l’objectif d’attirer davantage de partenaires et d’investisseurs.
Pour 2026, le Sénégal présente des besoins de financement de l’ordre de 6.075 milliards de FCfa.
Demba DIENG

