Le Protocole d’Accord signé avec Eni porte exclusivement sur l’évaluation du potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshore. Il s’agit du SN01M – Saint-Louis Offshore Shallow (SLOS) ; du SN02M – Cayar Offshore Shallow (COS) ; du SN03M – Rufisque Offshore (RO) ; du SN07M – Saint-Louis Offshore Profond (SLOP2) et du SN40M – Sénégal Offshore Sud Profond (SOSP). Dans un communiqué publié vendredi, le ministère de l’Énergie et du Pétrole précise qu’aucun de ces blocs ne correspond au périmètre abritant les découvertes de Yakaar et Teranga.
Le ministère de l’Énergie et du Pétrole a pris connaissance de publications diffusées sur les réseaux sociaux laissant entendre que le champ gazier Yakaar-Teranga serait concerné par le Protocole d’Accord récemment signé entre l’État du Sénégal et la société Eni, et évoquant à ce titre un prétendu « bradage » de cet actif stratégique.
Ainsi, à travers un communiqué publié vendredi, le ministère tient à indiquer, de la manière la plus formelle, que ces affirmations sont totalement « inexactes » et « ne reposent sur aucune réalité technique ou juridique ».
« Le Protocole d’Accord signé avec Eni porte exclusivement sur l’évaluation du potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshore : SN01M – Saint-Louis Offshore Shallow (SLOS) ; SN02M – Cayar Offshore Shallow (COS) ; SN03M – Rufisque Offshore (RO) ; SN07M – Saint-Louis Offshore Profond (SLOP2) ; SN40M – Sénégal Offshore Sud Profond (SOSP). Aucun de ces blocs ne correspond au périmètre abritant les découvertes de Yakaar et Teranga », lit-on dans le texte.
D’après le document, dans le nouveau découpage du domaine pétrolier national, le périmètre concerné par les découvertes de Yakaar et Teranga est identifié sous la référence SN08M. Sur ce, le ministère indique que ce bloc « ne figure nullement » parmi les cinq blocs visés par le Protocole conclu avec Eni.
Le document signé avec Eni n’est pas un contrat pétrolier
« La carte utilisée à l’appui des publications en cause est en réalité une version de travail obsolète ne reflétant pas la configuration définitive du domaine pétrolier et donc factuellement erronée et de nature à induire l’opinion publique en erreur », insiste la tutelle.
Au-delà, le ministère a tenu également à rappeler un élément essentiel qui semble volontairement ou involontairement occulté dans certaines publications : « le document signé avec Eni n’est pas un contrat pétrolier et ne constitue l’attribution d’aucun bloc à cette société ».
Il s’agit d’un Protocole d’Accord, selon le ministre, permettant à Eni de réaliser, à ses propres frais, des études préliminaires, géologiques et géophysiques sur les cinq zones précitées.
« Ce Protocole ne confère à Eni aucun titre d’exploration ou d’exploitation, aucun droit sur les ressources concernées et aucun droit automatique à la conclusion ultérieure d’un contrat pétrolier. Toute éventuelle étape future demeurera soumise aux procédures, négociations et approbations prévues par la législation et la réglementation sénégalaises », renchérit le communiqué.
Aucun droit pétrolier n’est attribué
Dès lors, estime la tutelle, parler d’un prétendu « bradage de Yakaar-Teranga » à propos de ce Protocole relève d’une double contrevérité : Yakaar-Teranga n’est pas concerné par l’accord et l’accord lui-même ne procède à aucune attribution de droits pétroliers.
Le ministère appelle par conséquent chacun à la responsabilité et met en garde contre la diffusion ou la reprise d’informations manifestement inexactes susceptibles d’entretenir la confusion et de désinformer l’opinion publique sur la gestion des ressources pétrolières et gazières nationales.
Sur ce, le ministère précise qu’il poursuivra, avec PETROSEN et l’ensemble des institutions compétentes, sa politique de promotion du bassin sédimentaire sénégalais, de relance de l’exploration et de valorisation responsable des ressources nationales, dans le strict respect des intérêts stratégiques du Sénégal et des procédures prévues par la loi.
Mariama DIEME


